13 avril 2004
Plusieurs centaines d’A.e documentalistes sont aujourd’hui titulaires certifiés, d’autres le seront à compter du 1/9/90, d’autres encore ont subi avec succès les épreuves du Capes documentation.
Sans les luttes, sans l’action des personnels avec leur syndicat, le S.n.e.s., cette avancée pour les documentalistes ne serait pas. Reste que les raisons de lutter n’ont pas disparu pour autant et qu’elles sont largement motivées par les problèmes qui n’ont pas encore été résolus ou qui s’aggravent ; toujours plus de travail dans les CDI, pas de titulaires remplaçants, toujours attendre l’Iso, préparer le C.a.p.e.s sans décharge de service, de vrais seconds cycles universitaires en sciences de l’ information et de la documentation qui, avec l’agrégation,se font attendre, sans oublier les revendications que nous partageons avec tous les enseignants et les fonctionnaires (notamment la reconstitution de carrière pour les A.e intégrés certifiés, qui concerne beaucoup des documentalistes).
Rien ne saurait justifier que le ministère s’estime quitte pour avoir créé le Capes, déclaré son intention de doter chaque établissement d’un poste de documentaliste en 92 et affiché une sollicitude qui ne va pas sans arrière pensée pour la fonction documentaire.
De ce point de vue, les audiences que le S.n.e.s. a obtenu en juin dernier (direction des lycées et collèges et cabinet du ministre) nous confirment dans la volonté de tout faire pour contraindre le ministère à nous entendre.
C’est bien pourquoi la réussite de notre manifestation nationale du 20 octobre nous concerne tous.
J-L. Charbonnier, Us n°245 du 10/10/1990