27 avril 2004
... sur les taches et les services, ou comment retourner les propos d’un ancien ministre.
Faudrait- il un Capes pour coller des étiquettes ? Et bien non, accordons le, mais l’envie est trop forte de ne pas poser la question autrement... et plus sérieusement. En effet, que de temps passé à des taches matérielles et par là même que de temps perdu pour nos activités pédagogiques qui sont le fondement de notre métier. Tout ceci pour lancer l’idée que des agents techniques en documentation ont tout a fait leur place dans les C.d.i. comme les agents de laboratoire auprès de nos collègues de sciences.
Pourrions nous envisager d’en lancer la demande conjointement à celle exprimée de longue date d’un minimum de 2 postes de documentation par établissement ?
La face des C.d.i. en serait changée et nous pourrions enfin faire le travail pour lequel nous sommes qualifiés.
L’autre retombée du Capes est l’inadaptation du calcul de nos services à notre nouvelle qualification d’enseignant en documentation. Il serait temps que la référence en devienne les 18 heures que l’on multiplierait par 1,5 pour tenir compte des taches autres que celles concernant directement la pédagogie documentaire (traitement du fonds, information...). Le maxima de service serait donc porté à 27 heures (et non 27 + 6 ! proposés par certains qui décidément ont du mal à nous penser enseignants)
L’analogie avec les heures d’enseignement aurait de plus l’avantage de désenclaver le service en documentation. Nos heures en doc ne sont pas plus extensibles que celles des professeurs de disciplines, pourtant nous devons toujours, au prix de choix difficiles, faire avec nos insuffisantes 30 heures.
Or, des heures de pédagogie documentaire, cela se prépare, se pratique et s’évalue, sans oublier l’indispensable concertation avec nos collègues, qui ne peut se concevoir entre deux portes...
Si nous calculons bien, sur les bases de l’enseignement, nous démontrons facilement la nécessité du second poste.
Alors, dans nos établissements, auprès de nos collègues, dans les C.A., auprès des parents d’élèves, argumentons pour le décrocher.
Danielle Courtoux Us n° 289 du 18 juin 1992