13 avril 2004
Dans deux réponses faites en mai dernier à des parlementaires, le ministre affirme qu’un effort budgétaire considérable (sic !) a permis la création de 220 emplois de documentalistes pour la rentrée 1994 et de 126 pour la rentrée 1995. Il admet toutefois, que 10% des collèges ne sont toujours pas dotés d’un poste (environ 510). Or, nous savons que beaucoup de collèges doivent encore se contenter d’un demi poste. Comment sont-ils comptabilisés ?
Les documentalistes titulaires académiques, ou nommés sur deux demi postes trouvent, à juste titre, cette situation inadmissible. Elle est de surcroît un non non-sens pédagogique. Nous devons donc exiger que tous les collèges soient rapidement dotés d’un poste complet. Cela relève-t- il d’un effort budgétaire démesuré ? On ne peut admettre que plus de 1300 documentalistes, soient, à cette rentrée titulaires académiques, maintenus dans la précarité, contraints d’attendre une affectation rectorale souvent tardive. Les T.A qui verraient encore leur qualification encore remise en cause doivent s’adresser au S.n.e.s.
Mais il nous faut regarder la réalité en face. Nous ne réduirons efficacement le nombre des T.A., que si nous prenons en charge la revendication d’une dotation rapide d’un poste pour tous les collèges mais aussi celle du second poste. Dans les réponses faites aux parlementaires, nous apprenons qu’il existe deux emplois de documentalistes dans les établissements à forts effectifs. Nous laissons les collègues apprécier cette déclaration. Dans de nombreux lycées et collèges le second poste est devenu pédagogiquement indispensable.
Mais cette revendication n’avancera dans nos établissements que si nous la portons, que si nous l’impulsons auprès de tous les membres de la collectivité scolaire.
Jean-Pierre Hennuyer, Us n°375 du 15/9/1995