18 avril 2004
Nous avons été longuement reçus le 6 février au cabinet du ministre par M Crémadeills.
Nous lui avons remis 5700 signatures de pétitions recueillies sur le problème crucial des postes. Nous avons dénoncé l’absence de créations au budget 1995, le report de la loi de programmation, son absence d’ambition, l’option des contrats d’association. Il semblerait certes que les recteurs créent des postes, en nombre limité, ce qui ne contribuera pas à diminuer le nombre des titulaires académiques. Nous avons rappelé notre demande de créations de postes par transformation des supports sur lesquels sont nommés les 1200 T.a., notre opposition totale à la création des demi postes, notre volonté d’une politique ambitieuse de recrutements.
On nous a répondu que le bilan des créations de postes par les recteurs n’était pas remonté au ministère !
Nous avons argumenté sur la nécessité de définir un taux d’encadrement en documentation. On nous a répondu que nous devions interpeller le ministre sur cette question, le cabinet ne voulant pas prendre position...
A propos des C.e.s., nous avons rappelé que l’ampleur du phénomène dans les C.d.i. avait sans aucun doute révélé la nécessité de personnels techniques.
On nous a répondu que la mise à l’étude de ce corps n’était absolument pas à l’ordre du jour.
Nous avons rappelé notre total désaccord avec l’ouverture du C.d.i par les C.e.s. (remise en cause de la qualification, problème de qualification...). Notre interlocuteur partage notre point de vue. Il a évoqué la possibilité de précisions réglementaires dans le cadre de la redéfinition des responsabilités des chefs d’établissement. A suivre ! Nous rappelons la position syndicale : s’opposer à toute ouverture du C.d.i par les C.e.s. (prise de position à notifier par écrit au chef d’établissement en cas de litige). Nous nous adressons de nouveau à l’Inspection Générale Vie Scolaire et au syndicat des chefs d’établissement sur cette question.
Nous avons longuement argumenté sur le rôle pédagogique des enseignants documentalistes et regretté que le « Nouveau Contrat pour l’Ecole » ne les situe que dans le cadre des études dirigées...L’enchaînement était trouvé pour dénoncer le texte paru au B.o du 5 janvier qui nous accorde généreusement 91,56 F pour toute participation éventuelle à ces études dirigées, pour dénoncer la situation inadmissible du non paiement des travaux supplémentaires.
Notre interlocuteur a pris note (une fois de plus !) de noter demande d’une nouvelle définition de nos services (18 h x 1,5 = 27 h). Quant à l’agrégation et à l’I.s.o.e., elles ne sont pas prévues pour l’instant ! M Crémadeills reconnaît toutefois l’injustice que représente l’absence de toute promotion pour les certifiés documentalistes. Il convient que toutes nos revendications sont bloquées.
Nous mettons en débat la nécessité d’une semaine nationale d’action des documentalistes. Qu’en pensez vous ?
Danielle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer Us n° 359 du 23 février 1995