25 avril 2004
Il semble que dans de nombreux établissements, on se fasse encore une représentation erronée du statut des documentalistes, de leur rôle et de celui du C.d.i.
Afin d’éviter des dysfonctionnements et les conflits qui en découlent, il nous semble important d’intervenir dès la rentrée sur les points suivants :
1) Nous sommes des enseignants et des professionnels de la documentation et de l’information.
2) Notre activité est centrée sur :
la constitution et la gestion d’un centre de ressources ;
la formation des élèves à la recherche documentaire en collaboration avec les enseignants de discipline ;
la formation aux nouvelles technologies de l’information et de la communication ;
le développement des activités de lecture :
l’information de la communauté scolaire ;
3) Toute tache ne peut être acceptée que dans la mesure où elle s’appuie sur nos qualifications, où elle n’entrave pas nos les missions précédemment citées. Concernant les manuels scolaires par exemple « apporter l’aide de ses compétences techniques » (circulaire n° 86-123 du 13.3.1986) signifie bien que nous n’avons pas la charge de ces opérations qui impliquent en premier lieu le principal adjoint, l’intendance et les professeurs principaux (B.o. n° 7 du 12.2.1970). Les études dirigées, pas plus qu’aux autres enseignants, ne peuvent nous être imposées ni en heures supplémentaires, ni dans notre service. Les heures de C.d.i. imposées en dehors de tout projet pédagogique doivent être refusées au profit d’une véritable formation des élèves en collaboration étroite avec les différentes disciplines.
4) L’ouverture du C.d.i. par des C.e.s est la négation de notre qualification et de notre rôle pédagogique auprès des élèves. Nous devons affirmer notre désaccord et nous dégager de toute responsabilité par écrit auprès du chef d’établissement et de l’inspection vie scolaire si cette situation nous est imposée.
5) Le C.d.i. est un lieu fréquenté pour ses ressources. Ce n’est ni une permanence, ni un foyer. Il est important de dialoguer avec nos collègues d’éducation et de surveillance pour définir nos responsabilités respectives dans l’accueil des élèves.
Réaffirmons donc, en ce début d’année, la spécificité de notre métier auprès de l’ensemble de la communauté scolaire :
en nous exprimant lors de la prérentrée ;
en participant aux projets pédagogiques ;
en nous intégrant rapidement à la vie syndicale de l’établissement ;
en participant au conseil d’administration ;
C’est ainsi que nous ferons avancer nos revendications en particulier celle des créations de postes.
Danielle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer Us n° 405 du 30 aout 1996