12 avril 2004
Nous avions fait poser à un parlementaire une question écrite sur la situation des postes de documentalistes. La réponse vient de nous parvenir (J.o du 15/4/96).
396 collèges n’ont toujours pas de poste. Même s’il s’agit surtout de petits établissements, cette lacune reste intolérable. De plus nous savons qu’on implante encore des demi postes. 39 collèges seulement (O,75 %) possèdent plus d’un poste.
La loi de programmation 1995-1999 prévoyait 680 créations. Les dernières déclarations gouvernementales laissent présager un enterrement de première classe de cette loi pourtant très modeste. Ce n’est pas un hasard si les nouveaux programmes de 6ème et les projets pour la 5ème et la 4ème marginalisent les apprentissages documentaires.
La situation dans les lycées ne s’améliore pas : 17 % seulement possèdent plus d’un poste, 27 postes ont été créés en 3 ans...
Quand donc cessera ce dialogue de sourds entre notre conception pédagogique des CDI qui nécessiterait un taux d’encadrement en enseignants documentalistes et la création de personnels techniques, et la logique implacable des choix budgétaires ?
Il est certes plus intéressant d’utiliser les T.A (20% de la profession) sur des postes qu’on ne veut pas créer et justifier ainsi la baisse brutale des postes aux C.A.P.E.S (- 30 % !).
Faisons nous entendre le 1er juin !
Danielle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer, US n°401 du 25/5/1996