3 mai 2004
Soyons clairs ! Le ministère refuse toujours de reconnaître notre métier, sa spécificité, et la nécessaire qualification pour l’exercer. Former tous les élèves suppose un taux d’encadrement sur lequel il refuse de s’engager : 200 collèges sont toujours sans poste, la création du second poste serait une nécessité pédagogique pour la plupart des établissements. Et les recrutements (120 postes au CAPES 1999) compensent à peine les départs en retraite.
Le ministère préfère cautionner toutes les dérives actuelles : CDI fonctionnant avec des personnels précaires (CES et emplois jeunes). Il refuse de prendre en compte la charge de travail que représente la gestion quotidienne d’un centre de ressources multimédia, l’information de la communauté scolaire, l’accueil permanent des élèves aux attentes les plus hétérogènes.
II refuse de reconnaître notre rôle spécifique et notre qualification pour la formation des élèves. II nous faut du temps pour la concertation, la préparation et l’évaluation des travaux et activités menés avec nos collègues des disciplines.
Le SNES demande l’abaissement de notre temps de service à 27 heures, la création d’une agrégation et d’une inspection spécifique, la fin des discriminations statutaires (ISOE, rémunération des travaux supplémentaires). Il défend une conception pédagogique de notre métier, qui nécessite un plan pluriannuel de recrutements.
Signez et faites signer la pétition nationale qui va vous parvenir.
Danielle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer
Us n° 511 du 1 décembre 1999