8 avril 2003
Présents :
M. Abecassis, conseiller de Luc Ferry
M. Joly, sous-direction des bibliothèques
M. André, responsable des statuts des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche
+ une collaboratrice inconnue qui a pris des notes.
Daniel Warzager, IUFM Créteil
Christine Bidault, IUFM Rouen
Marie Audejean, IUFM Orléans-Tours
Françoise Pellegrin, IUFM Paris
Jean-Michel Rapinat, Snesup
Jean-Pierre Hennuyer, Snes
M. Abecassis précise que cette entrevue ne peut être qu’une prise de contact et qu’il sera nécessaire de convenir d’un rendez-vous ultérieur, la question du statut des PRCE en documentation demandant plus de réflexion.
Daniel Warzager remercie M. Abecassis de nous avoir reçus si rapidement au nom du collectif des PRCE en documentation créé parallèlement à la tenue des « Assises de l’éducation à l’information ». Il rappelle les raisons de notre présence : la réaffirmation de notre statut d’enseignant en développant les arguments de la pétition et notre inquiétude d’apprendre la remise en cause de ce statut dans certains IUFM. Il lui rappelle également l’entrevue de janvier avec Mme Mallet, alors conseillère de Luc Ferry, et l’absence totale de dialogue sur cette question constatée dans cette entrevue.
M.Abecassis a rencontré Mme Mallet avant son départ. Celle-ci lui a fait part de son souci de définir le statut et les missions des PRCE docs par rapport à la variété de leurs missions dont la dominante est la participation à des actions de formation. Il rappelle qu’il était présent aux récentes Assises. Selon lui la base des obligations de service serait les 384h (si actions de formation) + des obligations de service sur la base de 1600h des personnels de bibliothèques (si gestion) : les approches sont différentes selon ces 2 perspectives.
D.W. : environ 73% des étudiants, stagiaires, formateurs ne reçoivent aucune formation à la recherche documentaire ou à l’info/doc. Il existe donc un besoin évident de formations des futurs enseignants et on voudrait écarter les PRCE de ces actions de formation. C’est quand même un paradoxe. Il évoque la réponse émanant du MEN, direction des personnels enseignants, bureau des statuts des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche au directeur de l’IUFM de Versailles du 26 juillet 2002 à propos des obligations de service des certifiés en documentation. Cette lettre se réfère à un texte qui s’applique au personnel ITARF (cf. RLR et code de l’éducation) et non aux PRCE. S’agirait-il d’une manipulation de textes ?
Nos interlocuteurs ne réagissent pas et M Abécassis se retranche derrière la réforme annoncée des IUFM et qui fait l’objet de toutes ses préoccupations. Cependant dans ce cadre, il ne manquera pas de prendre en compte la situation des PRCE docs en IUFM.
JP Hennuyer rappelle les situations des collègues de certains IUFM qui subissent des pressions pour accepter ou négocier des accords locaux et que c’est d’autant plus inadmissible dans le climat actuel d’incertitudes sur l’avenir des IUFM.
M Abecassis : Quand le MEN aura maîtrisé la réforme des IUFM, on pourra s’occuper des situations locales. Cependant ne pas méconnaître les libertés académiques.
Celui-ci veut conclure et reprend les 3 éléments qui seront pour lui des bases de travail :
les IUFM et l’enseignement supérieur doivent former à la recherche documentaire. Les PRCE ont leur place dans cette formation.
Définition des obligations de service des PRCE docs par rapport aux fonctions (formation/gestion)
Comment sont organisées ces fonctions en universités dans le cadre développement des formations en documentation et autonomie des universités
D.W : autonomie des Universités ?
A : autonomie des universités et non des IUFM
D.W. et Christine Bidault reviennent sur la lettre du MEN à IUFM de Versailles et la manipulation des textes.
M Abecassis et André prennent alors des notes et les références de cette lettre. Le document leur sera remis.
JM Rapinat revient sur la complémentarité des fonctions de formation et de gestion des PRCE et JP Hennuyer sur le fait que la présence de personnels avec des statuts différents (PRCE, Biatos ou conservateurs) dans les centres de ressources des IUFM n’est pas antinomique et même nécessaire.
M Abecassis insiste à nouveau : il faut d’abord parler des missions de service et non plus obligations de service, le statut devient alors secondaire.
Nous remettons les 4OO premières signatures à notre pétition et précisons qu’elle continue.
JP H demande l’arrêt des pressions sur les collègues en obligation de négociations.
M Abecassis précise qu’il ne peut faire de circulaire et que les directions d’IUFM sont autonomes
D.W : contradictoire avec la reprise en main des IUFM.
Conclusion provisoire : malgré la brièveté de l’entrevue, un certain souci du dialogue mais une conception très problématique : les missions définissent les conditions de service.