28 mai 2003
Vous trouverez ci-dessous, le compte-rendu des deux groupes de travail du stage académique qui c’est tenu au lycée hôtelier de Toulouse en mai dernier. Sur les deux jours, c’est plus de 60 d’entre vous qui y ont participé. Patrick Lainé pour le secteur doc. national et Jean-Louis Viguié pour le secrétariat académique, nous avaient accompagnés au cours de ces deux journées. Nous avons participé à une des grandes manifestations de mai, et les trois autres demi-journées avaient été consacrées au travail, essentiellement sur deux points :
La formation continue des docs, avec la rédaction d’une proposition, qui a été remise à Monsieur Rivano, IPR EVS Doc, au cours de la journée académique de juin. (Animatrice/rapporteuses, Nicole Boubee/Sophie Lopez ...etc.) Le métier de doc et notre place dans l’établissement. Réflexion qui servira de base, tant au niveau académique, qu’au niveau national, à un travail de révision de notre fonction, dans l’idée de faire évoluer (de remplacer ?) la circulaire de 86.
1) Document de travail, adressé à M. Rivano, IA IPR EVS.
Objet : organisation de réunions de travail des Enseignant(e) s-documentalistes de l’Académie
Face aux besoins et aux demandes des enseignant(e)s-documentalistes de l’Académie de Toulouse, une enquête a été réalisée auprès de collègues des autres académies sur la tenue et les modalités d’organisation de réunions de travail entre documentalistes (cf. document joint : Synthèse Réunions secteur ou bassin - Enquête réalisée en mars 2003).
Réuni en stage syndical SNES, les 22 et 23 mai 2003 à Toulouse, un groupe d’enseignant(e)s-documentalistes de l’Académie a établi un protocole de travail qu’il vous soumet.
Nous souhaiterions que les journées départementales ou académiques soient l’objet d’un véritable travail collaboratif entre enseignant(e)s-documentalistes appartenant à un même secteur. Il nous semble important que tous les collègues documentalistes puissent participer à ce travail collaboratif et rompre ainsi l’isolement dont nous sommes souvent victimes.
Voici en quelques points, les propositions que nous vous soumettons :
Publics concernés : Enseignant(e)s-documentalistes quel que soit leur statut.
Taille des secteurs : selon la densité de la "géographie scolaire" - du bassin au département en passant par le quartier. Il nous paraît judicieux de ne pas dépasser le chiffre de trente enseignant(e)s-documentalistes par groupe afin de permettre un fonctionnement correct de ces réunions de travail.
Lieu de réunion : le Cdi d’un(e) participant(e). Un Cdi différent serait choisi pour la tenue de chaque réunion.
Nombre de journées : au moins une journée par trimestre pour permettre un travail productif. Jours ouvrés.
Dates de réunion : Pour chaque année, la première date de rencontre serait fixée avant les congés de Toussaint. Les suivantes étant choisies par le groupe en fonction des projets et des disponibilités de chacun.
Coordination du groupe : un(e) représentant(e) est élu(e) chaque année par le groupe. Il ou elle serait chargé(e) de :
la communication avec les IPR-IA (compte-rendu et bilan du fonctionnement du groupe de travail)
de l’animation des réunions
de l’envoi des convocations dans les établissements (compte tenu du fait que les dates seront spécifiques à chaque groupe de travail)
Objectifs des réunions de travail : Echanges de pratiques et réflexions autour d’un thème de travail choisi par le groupe.
Meilleure connaissance des établissements proches et mise en place d’actions inter établissements
Accueil et intégration des nouveaux collègues arrivant dans l’Académie.
Productions d’outils et de textes mis en ligne sur le site académique en vue de leur mutualisation.
Chaque groupe de travail remettrait ses productions finales et un bilan de fonctionnement du groupe.
En parallèle, nous souhaiterions conserver la tenue d’un regroupement académique des enseignants documentalistes sous la forme d’une journée conférence dans laquelle seraient conviés des universitaires ou tout autre professionnel intervenant sur une problématique liée à notre métier (intervenants en sciences de l’information, sciences cognitives, linguistique, droit, ergonomie etc...). Cette journée académique compléterait et enrichirait le dispositif de recherche-action que constituent ces réunions et contribuerait à forger une culture professionnelle commune.
2) Texte de travail pour une "motion" type à envoyer aux IPR et à tous les chefs d’établissement, et/ou à faire signer par les e-docs de l’Académie, comme une pétition ?
A utiliser, en tous cas dans une prochaine action, n’hésitez pas à y réfléchir et à l’amender et, gardez ça au chaud pour une prochaine réunion.
"Nous, documentalistes des collèges et des lycées généraux et professionnels avons pu constater, au cours de nos échanges professionnels (journées de regroupement des documentalistes, stages syndicaux, journées des associations de documentalistes, stages etc..) que, bien que des textes régissent notre statut et nos missions, d’importantes disparités existent d’un établissement à l’autre, en fonction des volontés imposées par les équipes de direction et les pratiques arbitraires en usage dans les établissements.
C’est pourquoi nous exigeons que notre statut et nos missions soient respectés et non pollués par des tâches et disfonctionnements parasitaires qui entravent la mise en place et le bon déroulement de notre activité professionnelle.
Ouverture du CDI : le temps de présence du professeur documentaliste dans l’établissement étant de 30 h, il ne peut donc couvrir les heures d’ouverture de l’établissement s’il n’y a qu’un documentaliste. "le documentaliste bibliothécaire est responsable du centre de ressources documentaires multimédia. Sa mission consiste d’abord à veiller au bon fonctionnement d’un centre de ressources documentaires qu’il met à la disposition des utilisateurs. Il assure la responsabilité du fonds documentaire, de son enrichissement, de son organisation, de son classement et de son exploitation...." circulaire no 86-123 du 3 03 1986.
Les personnes affectées au CDI, en tant qu’aide documentaliste (C.E.S, emploi jeunes, assistants d’éducation ( ?), professeurs rattachés ou en réadaptation, TZR d’autres disciplines.) ne sont pas habilités à ouvrir le CDI en l’absence du documentaliste (voir statuts des différents personnels qui ne sont pas toujours respectés).
Circulation des élèves : le CDI n’est pas l’annexe de la salle d’étude. Les élèves y viennent pour lire ou se documenter en utilisant les documents du CDI. Il est impératif que cessent les dérives en la matière si l’on veut que le CDI puisse jouer son rôle de centre documentaire, d’initiation et d’accompagnement à la recherche documentaire.
Documentation administrative : le documentaliste a vocation à gérer la documentation pédagogique et culturelle. La documentation et l’information administrative (B.O, R.L.R, PAF, courrier divers, distributions des spécimens aux enseignants, enquêtes, etc.) sont gérés et distribués par l’équipe administrative et ne doivent pas parasiter l’information et la documentation gérée par les documentalistes.
Crédits d’enseignements : les documentalistes n’ont pas à gérer les crédits d’enseignements. Cette gestion relève des enseignants eux-mêmes (professeurs coordonnateurs des différentes matières) et des services d’intendance pour les commandes et le paiement.
Prêts des manuels scolaires aux élèves : Les documentalistes n’ont pas la charge du prêt des manuels scolaires : " La mission de distribuer les ouvrages prêtés aux élèves est confiée au professeur principal et doit être effectuée dès les premiers jours de l’année scolaire."BO n° 7 du 12 2 70 ; "le documentaliste apporte son aide à l’adjoint du chef d’établissement pour organiser et assurer le bon fonctionnement du service de prêt "circulaire no IV 68-245 du 15 mai 1968 ; "Professeurs chargés du prêt des manuels scolaires" BO n° 12 du 27 03 1986 ; " la réception de la livraison, l’estampillage des ouvrages, le mouvement du stock des livres relèvent des attributions du chef d’établissement ou des services d’intendance "circulaire n° IV 68-245 du 15 mai 1968.
Voyages scolaires et sorties pédagogiques : Le documentaliste met à disposition des enseignants la documentation pédagogique (programmes des visites, plaquettes des musées, programmation théâtres cinémas,....) pour l’aide à la construction du projet. Le montage financier et l’organisation matérielle (devis divers, commande de bus, etc.) relèvent de la responsabilité du professeur et des services d’intendance.
Les IDD, les PPCP, les TPE, ECJS, et autres dispositifs : le documentaliste est étroitement associé à l’équipe pédagogique. L’expérimentation de ces dispositifs a montré que l’accès du CDI en libre service et sans concertation au préalable posait des problèmes de surnombre, nuisait à l’efficacité de l’exploitation correcte des documents et reléguait les documentalistes à un rôle de manutentionnaire ( distribution, rangement de documents, ...). Ces derniers ne peuvent exercer leurs missions pédagogiques d’initiation et d’accompagnement dans la recherche documentaire. Il semblerait judicieux qu’un véritable calendrier soit mis en place avec chacune des équipes afin de prévoir un étalement et une véritable et efficace collaboration. Les textes précisent que le CDI n’est pas le seul pôle de ressource pour la recherche documentaire et d’autres lieux peuvent être utilisés (salle de d’informatique, bibliothèques extérieures, etc.)
Initiation des élèves à la recherche documentaire : La mise en place, en relation avec les enseignants, de cette activité pédagogique relève des compétences du professeur -documentaliste. Ces séances pédagogiques n’ont pas à être imposées, ni dans leur organisation, ni dans leur contenu pédagogique : "le documentaliste bibliothécaire assure, dans le centre dont il a la responsabilité, une initiation et une formation des élèves à la recherche documentaire. Il organise, à cette fin..." circulaire n° 86-123 du 3 03 1986."