SNES - FSU

Reims

2005 Compte-rendu du stage syndical du 21/01 à Reims

23 février 2005

 

Programme de la journée :

A)Le matin, questions posées par les collègues à Annick Beaumale

1) Redéploiement des postes dans l’académie 2) Inspections 3) Hors-classe 4) Les assistants d’éducation au C.D.I. , les CET 5) Les heures péri-éducatives.

B) L’après-midi : la politique documentaire

1) Intervention de Jean-Pierre Hennuyer 2) Echange autour de la politique documentaire

A) 1)Redéploiement des postes de documentalistes dans l’académie :

Annick Beaumale nous fait part des projets du recteur qui n’a pas de moyens supplémentaires et a décidé que certains établissements étaient trop dotés par rapport à d’autres. Il voudrait donc attribuer un deuxième poste à quelques gros lycées et un ½ poste supplémentaires à des LP. Ex : attribution d’1 poste aux lycées Bazin (Ardennes),Jean Talon, P.Bayle,Chagall,Arago(Marne), Attribution prévue d’1/2 poste aux LP Etion, Armand Malaise, Du Château dans les Ardennes, aux LP Joliot Curie et Yser dans la Marne.

Ceci implique la fermeture du 3ème poste au Lycée Oehmichen (Marne), Blaise Pascal, Saint-Exupéry (Haute-Marne) ....... Certaines documentalistes trouvent ces redéploiements peu justifiés ou injustes.

Intervention de Chantal Dupont, secrétaire académique et secrétaire départementale des Ardennes : Position du SNES :
- celui-ci ne participe pas à la « cuisine rectorale » et s’oppose à toute suppression de moyens
- l’évolution de ces postes est proposée sur plusieurs années.
- bien-entendu, certains collègues ont déjà écrit pour demander l’intervention du syndicat lorsque leur poste est menacé. En particulier les collègues de Saint-Exupéry en Haute-Marne ont défendu le fait qu’elles sont certes 3 pour 1500 élèves mais sur deux sites, une d’entre elles est à un an de la retraite : demande de moratoire.
- le recteur envisage également la fermeture des collèges multi-sites des Ardennes. Pas plus de précisions pour l’instant.

Les postes APAV (affectations à caractère prioritaire avec valorisation) : Ces postes apportent une valorisation significative pour le mouvement (intra et inter), ils sont attribués à des établissements sensibles ou ruraux. Certains collèges et lycées anciennement ZEP ne sont pas classés « APAV », ceci pose problème car c’est la dernière année pour laquelle les points de ZEP compteront.

2)Inspections

La nouvelle inspectrice, Madame Brassart a rendu visite à plusieurs d’entre nous. Certaines rencontres ont été plutôt positives car celle-ci semble attacher de l’importance à nos missions et les connaître (ce qui n’est pas toujours le cas ! !). Elle a demandé à chaque fois un rapport d’activité, Les statistiques de fréquentation et de prêt, la répartition des tâches.

Les points négatifs sont :
- la volonté d’un CDI « toujours ouvert », quel que soit le personnel disponible.
-  le manque d’écoute lorsque nous voulons parler des problèmes rencontrés
-  la justification de nos « six heures »...ou le retour du serpent de mer..
-  la reconnaissance de notre fonction pédagogique : les initiations à BCDI ne servent pas à grand-chose...
-  un autre exemple : après qu’une documentaliste ait présenté une séquence autour de la presse avec le professeur de lettres avec une ½ classe , on lui a fait remarquer que le prix de revient de l’heure était bien élevé....logique de rentabilité libérale oblige..

3)Hors-classe

Intervention de Jean-Claude Richoilley, secrétaire académique. Les nouvelles dispositions se trouvent dans le BO 46 DU 16/12/2004 Il faut avoir atteint le 7ème échelon et avoir 7 ans d’ancienneté pour y prétendre. Cet accès dépendra des recteurs des 31 académies qui définiront un barème tenant compte de la notation administrative, pédagogique, de l’évolution de la carrière, de la valorisation du travail et des qualités personnelles.

Tout ceci renforce le pouvoir des chefs d’établissement et des IPR qui devront donner leur avis. De plus, comme pour la fiche d’inspection, on va tenir compte d’éléments extérieurs à la stricte pratique professionnelle : participation au CA, utilisation des TICE...

Dans notre académie, une réunion de travail s’est tenue le 4 janvier avec le recteur qui a proposé
-  la disparition du mode d’accès au corps (la liste d’aptitude des agrégés ayant déjà été annulée par le conseil d’état)
-  la reprise du barème des années précédentes tenant compte des échelons et des diplômes
-  la prise en compte du mode d’accès au corps
-  10 points par an à partir du 11ème échelon (demande du SNES)
-  la nouveauté résidant dans l’attribution de 40 points sur 240, 20 par le chef d’établissement et 20 par l’IPR.

Le projet final devrait être rédigé fin janvier, il ne serait plus nécessaire d’en faire la demande, celle-ci serait automatique, on passerait donc de 2500 à 3000 candidats. Il faudra se connecter à i-prof après les vacances de février et y vérifier que notre dossier est bien à jour (envoyer les copies des diplômes par exemple).

4)Les assistants d’éducation, les CET.

La plupart d’entre nous n’ont pas d’assistants d’éducation, il nous faudra être vigilants lors d’éventuels recrutements. Madame Montlibert, Inspectrice d’Académie, a confirmé le non- renouvellement des CES et CEC. On parle de réembaucher des personnes avec de nouveaux contrats ,les CET....pas plus de précisions.

5)Les heures péri-éducatives.

Ce sont malheureusement les seules heures supplémentaires auxquelles nous pouvons prétendre. Elles valent ½ HSE et sont attribuées (souvent par le chef d’établissement) pour la rétribution de travail sur projet : une collègue en bénéficie pour l’animation d’un atelier « arts du cirque ».

B) 1) Intervention de Jean-Pierre Hennuyer Il se présente comme faisant partie du groupe documentation au SNES, plus particulièrement chargé du secteur « contenu » de notre discipline. Il rappelle les nombreuses « fiches outils » sur le site du syndicat www.snes.edu/docs/spip qui est accessible à partir de la page d’accueil nationale par la rubrique observatoires et l’adresse documentalistes@snes.edu.

Deux problèmes importants sont évoqués :
- la baisse des recrutements contre laquelle le SNES proteste sans avoir reçu de réponse pour l’instant.
- l’ emploi de personnes en réadaptation (qui se développe) : nos responsables n’ont encore pas compris qu’on ne s’improvisait pas documentaliste et que c’était un métier fatiguant. En ce qui concerne la reconnaissance de notre métier, on peut seulement regretter que le rapport Thélot n’y fasse pas du tout allusion et que donc la nouvelle loi d’orientation ne mentionne ni les documentalistes ni les CDI. La seule instance où nous apparaissions est le conseil pédagogique. Le nouveau doyen de l’inspection générale Etablissements et Vie Scolaire est Monsieur Delahaye, depuis l’an dernier, nous n’avons pas obtenu d’entrevue malgré plusieurs demandes. Notre dernière audience au Ministère remonte à deux ou trois ans, il est donc bien difficile de nous faire entendre.

Au sujet du rapport Durpaire : Tout d’abord, lire l’article paru dans Inter CDI en septembre. Monsieur Durpaire ,ancien directeur du CRDP de Poitiers, est responsable de la documentation à la vie scolaire, il est également président du jury externe au CAPES. Son rapport s’inscrit dans le droit fil de la loi d’orientation et il le diffuse partout en France ( à Reims, à Clermont-Ferrand...lire les compte - rendus sur les sites académiques). Le panel utilisé est contestable.

2)Echange sur la politique documentaire et l’évolution du métier La notion principale à retenir de ce rapport est l’évolution du CDI vers un « Service de Documentation » mais avec quel personnel ? Le recrutement de personnel précaire(assistants d’éducation par ex.) nous pose problème et depuis longtemps nous demandons la création d’un corps de secrétaires de documentation(la FABBEN plus un certain nombre de syndicats sont du même avis). Une réunion est prévue à la FSU au sujet des différents statuts des personnes.

Une collègue fait remarquer que l’inspectrice, dans le droit fil du rapport a insisté sur le fait que la documentation est l’affaire de tous, la gestion des crédits d’enseignement de ce fait pourrait nous être « confiée ». Nous ne sommes pas certains de la réaction des autres professeurs qui risquent de se sentir dépossédés de leur autonomie, et ne voulons pas devenir uniquement des « experts » au détriment de la pédagogie (surtout dans les grands lycées).

La place des TICE est extrêmement importante dans le texte de monsieur Durpaire et l’évolution vers le travail en réseau semble inéluctable mais là encore se pose le problème du personnel et celui de la maintenance informatique. Monsieur Durpaire pense que celle-ci doit être assurée par les collectivités territoriales . Notre rôle reste flou, en tant qu’ « expert » nous serions sollicités pour la formation des élèves et des collègues mais nous ne pouvons nous démultiplier. Ne veut-on pas nous limiter à un rôle de distributeur de fiches mode-d’emploi ? Pour le B2i, ici encore notre rôle varie, selon que l’on dispose de personnel ou pas dans les établissements, un collègue fait remarquer que lorsqu’on ne trouve personne, on se tourne vers le documentaliste. Aucun bilan n’a été établi sur ce dispositif. Aucun bilan non plus sur les TPE, supprimés uniquement dans le but de faire des économies : là ou des postes avaient été créés, on a tenté de les supprimer ( à Rennes, académie pilote pour la LOLF, la région a pu empêcher cette suppression). Pour continuer dans les économies, le MEN veut créer des pôles scientifiques, techniques...pour récupérer des postes dans certaines disciplines : options SES, langues..

La nouvelle circulaire de mission ! ! ! ou l’Arlésienne : le projet rédigé il y a deux ans semble abandonné. Il existe un certain nombre de circulaires académiques plus ou moins bonnes( toujours dans le sens du rapport Durpaire qui voudrait une pédagogie locale ). Le SNES voudrait un texte national mais on peut craindre que celui-ci soit encore pire que celui de 1986.Et pour l’instant, pas d’interlocuteurs au Ministère. Selon Jean-Pierre Hennuyer, il faut relancer le débat sur le métier, il faudra consulter l’ensemble de la profession si un projet voit le jour car de nombreuses dérives sont possibles : voir la circulaire des IPR parisiens pour qui politique documentaire veut dire uniquement rationalisation des ressources. Pour être reconnu par les collègues, il est nécessaire de faire un bilan des actions du CDI. Le fait d’être « conseiller en politique documentaire » auprès du chef d’établissement peut sembler valorisant mais l’aspect « communication » de notre métier va trop loin au détriment du rôle pédagogique ( actions « lecture » de plus en plus négligées dans la formation initiale par exemple).

Dernière question au sujet du Kiosque ONISEP (cher !) : L’achat n’en est pas obligatoire mais nous sommes très sollicités. Le but est clair : Remplacement progressif des COP par les documentalistes et les CPE, un rôle de plus à notre actif.

En résumé, le débat ne fait que commencer, réfléchissons, débattons de tout cela sans oublier que nous pouvons nous inscrire à la liste de diffusion des syndiqué (e)s en écrivant à documentalistes@snes.edu et que nous pouvons participer à la rubrique « libre expression » du site du SNES. http://www.snes.edu/docs/spip/rubrique.php3?id_rubrique=69

Compte-rendu rédigé par Brigitte LOPEZ et Annick BEAUMALE

 
 

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