Bordeaux

2005 compte rendu du stage du 17 février à Bordeaux

23 mai 2005

 

20 présents : 14 du « 33 » - 2 du « 40 » - 3 du « 24 » 1 du « 47 » La plupart sont en poste en collège (1 en ZEP) et à temps complet ; 4 ont un contrat « CES » - 1 en a deux ; 2 collègues dans un collège de 800 élèves (à Dax) ! C’est rare. 6 collègues sont seuls dans des établissements de 650 à 750 élèves et « gèrent tant bien que mal »

La matinée a été consacrée à l’écoute des situations - très hétérogènes - et aux questions quotidiennes. Le tour de table fait apparaître beaucoup de morosité : « solitude », « découragement », « trop de tâches », « disparition des emplois jeunes », « problème de maintenance informatique », « identité ? »,....

De nombreuses inquiétudes :

- Pressions de certains chefs d’établissement pour l’ouverture - accueil qui est leur préoccupation principale, demande intolérable de justification des « 6 »heures »)
- Recrutement en baisse et arrivée de « réadaptés - reconvertis »
- abonnement BCDI -Kiosque ONISEP
- formation en baisse
- et ... nouvelle circulaire.

Le débat de l’après-midi autour de « la politique documentaire » et du rapport de l’IG - EVS a suscité de nombreuses interrogations. A noter que peu de collègues l’avaient lu.

Au cours des débats j’ai rappelé qu’à priori le concept ne devait pas être rejeté mais que l’on ne devait surtout pas oublier que nous étions d’abord des enseignants, le long chemin du Capes et la nécessité de former les élèves. La plupart des collègues rejettent l’idée de « conseiller technique » et juge l’approche de Durpaire trop techniciste et pas assez pédagogique. D’autres regrettent que les enseignants documentalistes soient seuls concernés dans l’élaboration de cette fameuse politique documentaire. L’idée d’un référentiel et d’un horaire spécifique « info-doc » paraît souhaitable mais beaucoup sont sceptiques « dans le cadre actuel » (surtout dans les gros établissements). La plupart des présents ont accepté les « nouveaux dispositifs » mais en ont vite vu les limites. Il apparaît un vrai sentiment de manque d’identité professionnelle. L’annonce d’une nouvelle circulaire semble laisser perplexe « ça ne va pas changer grand-chose », « ce n’est pas cela que l’on attend ».

A la question sur les attentes en direction du SNES et sur ce que nous faisons, pas de reproches majeurs : il faut continuer, et régler les problèmes statutaires. Une demande de plus de proximité pour être mieux informés.

Beaucoup de collègues paraissaient loin des enjeux et étaient assez peu au courant des évolutions actuelles.

J’ai rappelé que le seul moyen de « résister » était de faire du Snes un interlocuteur incontournable et qu’il ne fallait pas accepter n’importe quoi.

Les collègues ont apprécié cette journée pour échanger, questionner mais l’impression globale montre beaucoup de lassitude et des difficultés à « cerner le métier » et ses évolutions dans les prochaines années.

Patrick Laîné.

CE COMPTE RENDU PEUT SUSCITER DES REACTIONS documentalistes@snes.edu