4 février 2006
Le SNES-FSU s’adresse aux étudiants
Second degré : moins 4 000 postes aux concours externes 2006
RIPOSTONS ENSEMBLE !
Avec seulement 10 000 postes ouverts, un seuil vient d’être franchi par le gouvernement qui sous-recrute déjà depuis 3 ans. Pour la fonction publique, ce gouvernement a l’objectif de ne remplacer qu’un départ sur 2. Dans l’enseignement du second degré, on y est presque.
Encore un mauvais coup contre l’emploi • Avec 4 000 possibilités d’emplois publics de titulaires en moins, le message adressé aux jeunes diplômes est : « Allez chercher du boulot ailleurs, ou accommodez-vous d’une précarité durable » ; • « l’emploi priorité nationale » a-t-on maintes fois entendu. Pas pour la fonction publique et l’enseignement en particulier !
Arguments douteux et contrevérités
• moins de départs en retraite que prévu, dit le ministère, qui évalue à un peu plus de 15 000 leur nombre moyen en 2006 et 2007. Certes, mais les départs différés auront forcément lieu et il faudra bien les prendre en compte !
• entre 2002 et 2005, on aurait recruté 74 000 profs. Faux ! Ce nombre résulte de l’amalgame entre recrutements nouveaux par concours externes et titularisations par concours externes. La vérité : 57 000 recrutements réels ;
• 10 000 postes ouverts, c’est la perspective de 8 700 recrutements nouveaux pour 2006 en raison des déperditions inévitables. Soit un nouveau déficit d’au moins 6 000 titulaires à la rentrée 2007, soit la moitié des besoins estimés à 17 300 par le service chargé des prévisions au ministère.
Une politique à courte vue, irresponsable pour l’avenir de l’école
• qui fragilise encore les préparations aux concours et les IUFM au moment où se négocie leur intégration dans les universités ;
• qui met en place les conditions d’une crise majeure de recrutement dans les prochaines années, alors que se cumuleront tassement des viviers de candidats, maximum des départs, remontée des effectifs d’élèves, concurrence des autres secteurs d’activité pour des emplois de qualification équivalents et plus attractifs au plan salarial ;
• qui se traduit déjà notamment par une réduction de l’offre d’enseignement, l’exclusion précoce des élèves les plus en difficultés, des suppressions de postes par milliers dans les collèges et les lycées... en d’autres termes, la dégradation des conditions d’études pour les élèves et d’exercice pour les personnels.
Le SNES appelle les étudiants à riposter massivement contre cette politique, aux côtés des titulaires et non-titulaires, dans l’unité la plus large.
Pour exiger :
des recrutements à hauteur des besoins, avec au minimum 18 000 postes à la session 2006 ;
une programmation pluri-annuelle des recrutements, qui intègre le rattrapage des déficits accumulés ces dernières années et permette de couvrir les besoins réels d’un système éducatif renforcé
la mise en place d’urgence des pré-recrutements et le développement des aides sociales aux études