18 février 2006
CES TROIS MODELES DE TRACTS REALISES PAR LES COLLEGUES DE NICE PEUVENT ETE UTILISES POUR SENSIBILISER LES PARENTS OU LES ENSEIGNANTS.
1 Les Centres d’Information et d’Orientation (CIO) sont asphyxiés !
► Le saviez-vous ?
Affectés dans un CIO, où ils reçoivent tout public, les Conseillers d’Orientation - Psychologues (COP) interviennent également dans les collèges, les lycées et à l’Université, afin d’aider les jeunes dans l’élaboration de leur projet d’orientation, contribuer à leur réussite scolaire, et ce, en toute neutralité.
► Le saviez-vous ?
En Décembre, D. De Villepin a annoncé la création d’un grand service public d’orientation. Or, celui-ci existe déjà, et les CIO en sont la base ! Dans le même temps, pour 332 départs de COP à la retraite, seuls 55 postes sont ouverts au concours cette année. Où est le grand service public ? Ne serait-ce qu’un effet d’annonce ?
► Le saviez-vous ?
Les CIO de l’Académie de Nice n’ont parfois plus de budget pour faire des photocopies, vous offrir un accès à Internet, ou à des brochures d’information ; parfois, les imprimantes ne fonctionnent plus, et les ordinateurs sont vieux d’une dizaine d’années. Où est le grand service public d’orientation ? Ne cherche-t-on pas plutôt à asphyxier ce service public afin de le faire mourir au milieu des effets d’annonce et de communication ? Mais dans quel but ?
► Le saviez-vous ?
Des cabinets d’orientation privés ouvrent, petit à petit. Pour le même service qu’un CIO, ils vous demandent de débourser parfois plus de 400 euros. Or, le service rendu par les CIO est gratuit ! Pourquoi veut-on faire disparaître la gratuité ? Pourquoi veut-on faire disparaître les CIO ? Pour faire du profit sur le dos de l’avenir des jeunes et de leur famille ?
2 DISPARITION DES COPSY : DE NOUVELLES MENACES
Après la TENTATIVE DE DECENTRALISATION de 2003, de nouvelles menaces pèsent sur la profession de Conseiller d’Orientation - Psychologue et sur le Service Public d’Information et d’Orientation :
· La diminution de 80% du recrutement en quelques années montre la volonté gouvernementale de mettre le corps en extinction : 2003 : 255 è 2004 : 172 è 2005 : 110 è 2006 : 55 !
· Différents rapports préconisent à la fois un redéploiement des personnels vers des missions d’insertion, la disparition de la compétence en psychologie et la diminution du nombre de CIO, voire leur regroupement avec des structures hors Education Nationale (PAIO, Missions Locales, ANPE, BIJ...) qui éloigneraient les COP du travail avec les élèves en formation initiale et feraient perdre la dimension psychologique de leur intervention.
· Les conséquences prévisibles d’une disparition des COP du ”paysage éducatif” du second degré sont évidentes pour les autres catégories de personnels :
les Professeurs Principaux ,
les Conseillers Principaux d’Education ,
qui se trouveront seuls en charge du travail d’information et d’accompagnement des élèves
les Chefs d’Etablissements qui ne disposeront plus de personnels spécialistes (et habilités) pour réaliser des examens psychologiques
· Enfin, les élèves et leurs familles seront les plus pénalisés car ils ne pourront avoir recours qu’à des offices privés (et pas forcément neutres) de conseil en orientation et/ou des psychologues privés (100 à 400 € la consultation !)
Pour toutes ces raisons nous alertons encore une fois nos partenaires de travail de l’Education Nationale sur les risques que font courir à toutes les menaces qui s’accumulent de nouveau sur notre profession. Les COPsy souhaitent bien sûr l’amélioration des services offerts aux élèves et aux partenaires éducatifs mais au travers d’un recrutement en hausse et d’une formation de qualité, pas au prix d’un démantèlement d’un service public de proximité de plus !
3 DES MENACES, TOUJOURS DES MENACES SUR LA PROFESSION...
§ Réduction à 55 postes du recrutement de COPsy en 2006 (- 50% par rapport à 2005), alors qu’on attend 200 à 300 départs en retraite par an dans les années à venir !
§ Rapports successifs (Tharin puis IGEN) préconisant la disparition du corps ou sa division entre orientation-insertion d’une part, psychologie de l’autre.
§ Proposition de réduire à 250 le nombre de CIO (rapport IGEN) et/ou de les regrouper avec des structures hors MEN et hors Fonction Publique. Il s’ensuit inévitablement les conséquences suivantes :
§ La perte du titre de Psychologue (pour la plupart du moins)
§ De nouvelles missions tournées vers l’insertion professionnelle
§ La perte à moyen terme du statut de Fonctionnaire d’Etat
§ La dégradation complète des conditions de travail :
o perte du quart-temps (avec le titre de Psycho.) è 35 h (ou 40 !) par semaine
o perte des congés scolaires è 5 semaines maximum de congés par an
o diminution du nombre de CIO è déplacements plus importants voire déménagement obligé pour les COP
o collaboration forcée avec d’autres acteurs et structures è changement de méthodes de travail, adaptation à des mentalités différentes et à une hiérarchie différente (pour laquelle seuls risquent de compter les objectifs de résultats)...
ALORS, SI VOUS NE VOULEZ PAS QUE CES MENACES DEVIENNENT UNE REALITE ...
§ Ne vous résignez pas, ne vous laissez pas aller au fatalisme, rien n’est encore joué !
§ Prenez cependant conscience des dangers, discutez-en avec vos collègues et soyez prêts à faire face aux attaques.
§ Préparez vous à mener des actions multiples et variées ; premier objectif : action unitaire de la profession à Paris le 31 mars.
§ En attendant, agissez sur le terrain de la communication :
o Avec les enseignants (car ils sont indirectement concernés)
o Avec les CPE (eux aussi)
o Avec les Chefs d’Etablissements
o Avec les Parents d’Elèves (les deux fédérations si possible)
o Avec les élèves des Lycées (s’ils sont majeurs évidemment)
Les dangers sont évidents pour tous ces acteurs en cas de disparition des COP des établissements scolaires :
Pour les profs, les CPE : basculement des tâches d’information et de suivi des élèves vers ces personnels
è Pour les chefs d’établissements : absence de personnes compétentes en matière de psychologie de façon régulière dans l’établissement
Pour les parents d’élèves : difficultés accrues à rencontrer un COP ou consultation payante dans une officine privée
Pour les élèves : plus de service de proximité, manque d’informations, perte de confidentialité dans la consultation...