6 mars 2011
Comme prévu la rentrée scolaire 2011 se prépare dans des conditions catastrophiques, en particulier dans le second degré. Le 10 février a marqué le début d’une nouvelle mobilisation pour la défense du service public, mobilisation qui se poursuit localement et débouchera sur une manifestation nationaledu second degré le 19mars.
La rentrée 2011 est en cours de préparation dans les établissements...
Elle se prépare dans des conditions très difficiles:suppressions de postes, mise en œuvre des réformes.Tant sur le plan des conditions de travail que sur celui des contenus enseignés, les évolutions vont toutes dans le sens d’un abandon du second degré et d’une détérioration généralisée. Les personnels perdent leurs repères, le sentiment d’un travail empêché augmente... et, dans le même temps, l’accroissement des pouvoirs des chefs d’établissements couplé avec des formes de mise en concurrence des personnels,des disciplines et des établissements, génère des tensions et des frustrations supplémentaires.
Même si l’administration tente de cacher les conséquences de la politique éducative, les personnels se mobilisent quand ils prennent conscience des transformations qui sont en marche. Ainsi la journée du10février, à l’appel de la FSU et de la CGT, a montré qu’il existait une véritable détermination et un potentiel de mobilisation important. Toutes les organisations syndicales ne font pas ce constat, même si des appels unitaires plus larges ont été construit dans plusieurs départements. Le SNES reste déterminé à poursuivre l’action qu’il n’a pas hésité commencer, seul, le 6septembre.
Dans ce contexte, la journée national d’action du 19mars revêt donc un enjeu important pour le SNES et la FSU. Elle s’inscrit dans une dynamique unitaire qui réuni depuis des mois organisations syndicales, mouvements pédagogiques, parents et lycéens. Cependant cette unité repose essentiellement sur le rejet de la politique budgétaire puisque plusieurs appelants à cette journée soutiennent la réforme du lycée et l’imposition du socle commun au collège. Cela crée des difficultés, en particulier lorsqu’il s’agit de définir les modalités d’action. Le SNES et la FSU ont pesé pour que cette journée du 19mars ne soit pas une redite du 22janvier, et qu’elle prenne la forme d’une manifestation nationale. Devant le refus de nos partenaires, le SNES a décidé de maintenir le mot d’ordre d’une manifestation du second degré à Paris. Il est indispensable d’assurer une visibilité particulière des collèges et des lycées qui sont plus particulièrement visés par les attaques gouvernementales.
Au-delà de l’Éducation nationale, n’est-ce pas toute la Fonction publique qui est mise en cause ?
Bien sûr, et la FSU poursuit son travail de mobilisation sur l’avenir de la Fonction publique. Tous les projets gouvernementaux vont dans le même sens, et l’annonce du dépôt de projet de loi limitant le péri-mètre de la Fonction publique d’État aux missions régaliennes est très inquiétant. C’est toute la conception d’une société solidaire qui est en jeu et cela concerne évidemment tous les citoyens.■