28 août 2002
Zéro dans une majorité d’académies, strict nécessaire dans beaucoup d’autres (nouveaux établissements, collèges enfin dotés d’un poste définitif), quelques rares améliorations : postes en EREA, ½ postes supplémentaires en lycée. Généralisation des TPE en terminale dans des conditions ingérables. Une collègue de Lyon nous fait part de son angoisse : 1800 élèves, 10 classes de 1ère et 10 de terminale avec 1,5 poste. Exprimons nous dans les conseils d’enseignement et les CA avec un bilan du fonctionnement du CDI. Mêmes démarches en collège car la mise en place des IDD se fera à moyens humains constants en enseignants documentalistes. Nous devons refuser d’être uniquement au service des nouveaux dispositifs car nos conditions de travail deviennent insupportables et ils contribuent trop souvent une conception étriquée de notre métier. La question de l’insuffisance des recrutements est donc incontournable. Les rectorats se retranchent en effet derrière l’alibi du déficit croissant en personnels titulaires : pas question d’implanter des postes qui resteraient vacants, qui nous obligeraient à recruter de nouveaux contractuels ! Il faut donc une liste complémentaire conséquente au CAPES externe pour arrêter les dégâts : postes vacants, remplacements, précarité. Les 110 postes au CAPES 3ème voie ont par ailleurs suscité beaucoup de réactions de colère de votre part, ainsi que celles d’étudiants. Ce concours est une mauvaise réponse, il aboutira à des injustices et des désillusions (cf. article US 552 sur notre site). Nous avons répondu, après synthèse de vos avis, que le projet de circulaire de missions était inacceptable, inamendable en l’état et qu’on ne pouvait faire l’impasse sur les recrutements, les postes et nos contentieux catégoriels. Arrêter les dégâts, c’est affirmer que l’action syndicale sera indispensable à la rentrée.