16 novembre 2006
COMPTE RENDU DE LA REUNION DU GROUPE MGI TENU PENDANT LE STAGE NATIONAL FORMATION TOUT AU LONG DE LA VIE DES 18 ET 19 OCTOBRE 2006
Les académies de Créteil, Grenoble, Nice, Montpellier, Lille étaient représentées.
Le groupe a essentiellement fait le point national à partir des situations académiques de la MGI en reprenant les revendications principales.
Continuité de la mission
Ce point a fait ressortir la difficulté pour les établissements concernés, les équipes éducatives et pédagogiques, les personnels permanents MGI encore en place dans les différentes académies à assurer la continuité de cette mission, qui est pourtant toujours affichée comme restant prioritaire pour l’EN. Ceci, a-t-il été rappelé, à la suite d’une véritable période d’épuration qu’elle a subi depuis 3 ans dans le cadre d’une politique gouvernementale centrée sur la chasse aux budgets publics de l’Etat. Ceci encore malgré des mouvements de résistance et de protestation répétés de la part des collègues permanents de la MGI et notamment lors du mouvement national de grève, manifestations locales et audiences rectorales de janvier 2005 menées en commun avec le SGEN.
Dialogue social
Quel bilan faire aujourd’hui de l’audience du 8.2.2006 au cabinet du MEN, audience au cours de laquelle le représentant du Ministre s’était engagé à faire vivre le « dialogue social » pour la mise en œuvre de la MGI ? Un bilan très maigre. La 1ère revendication sur laquelle il s’était engagé, à savoir la mise en place d’un groupe de travail, est toujours au point mort, ceci malgré plusieurs relances de notre part. Et c’est aussi en grande partie la réalité dans les académies : soit des groupes se sont tenus mais de façon dévoyée par l’administration (composition et contenu), soit il n’y en a pas eu .
Le groupe a donc repris la liste de ses revendications principales :
Transfert aux EPLE
· Où en est-on aujourd’hui du transfert de la MGI aux équipes éducatives des EPLE ? Aucun bilan connu.
Professionnalisation
· Où en est le dossier sur la professionnalisation, un sujet pourtant essentiel par rapport à l’avenir de la MGI ? Là aussi, c’est au point mort : nous demandons à ce qu’il soit relancé dans la suite des travaux de la commission CASSIN, avec une perspective élargie, celle de l’éducation et de la formation tout au long de la vie censée se développer à partir des 3 champs de l’insertion, de la formation continue des adultes et l’alternance sous statut scolaire. Cette relance interpelle l’évolution des contenus des référentiels d’activités et de compétences, les modalités de recrutement et en particulier la reprise du chantier sur le concours à partir des expériences existantes (dont le CPIF).
ORS
· Où en est-on sur le respect des conditions réglementaires de service, de travail, et plus particulièrement sur la durée du travail au travers de l’ORS ? C’est toujours dans la déréglementation que le « prince local », CSAIO, DAFPIC, ou autre « missionnaire » du recteur définit, « contractualise » des servitudes très inégales territorialement et souvent en dehors des textes.
Cette situation est inadmissible et elle perdure. Le groupe propose de porter la question devant le tribunal administratif.
·Ce constat d’une situation profondément dégradée, dérégulée, est étendu par le groupe à de nombreux autres aspects :
Quelle évolution des traitements en l’absence d’une politique d’évaluation individuelle ?
Même question associée concernant le déroulement de carrière et l’avancement des collègues en l’absence d’évaluations régulières effectuées par des IPR missionnés et compétents ?
Comment peut-on continuer à installer des titulaires, appartenant au corps des certifiés sur des supports administratifs ?
Peut-on admettre que les primes, indemnités, frais de déplacement, ISO soient déterminés en fonction des difficultés territoriales de financement alors qu’il y a des références règlementaires ?
Le groupe a donc mis en évidence le caractère totalement arbitraire de la gestion de cette mission dans les académies : il ne s’y résout pas. Il a de la même façon rappelé :
Les difficultés, pour les contractuels, de passage du CDD au CDI à partir d’un respect variable des textes selon les académies. A noter par contre que le contenu des CDI à Créteil fait référence aux activités de CPIF.
Les insuffisances et inégalités du financement de la MGI selon les académies, certaines persistant à recourir au FSE malgré ses effets indésirables maintenant connus, avec des abondements régionaux de plus en plus fréquents et significatifs se substituant aux moyens rectoraux ; les effets de la LOLF au niveau académique ont été évoqués.
La tendance au renoncement de l’offre d’actions MGI sur le terrain (nombre, effectifs, durée), là encore variable selon les académies.
Par ailleurs le groupe s’est interrogé sur la façon d’obtenir une identification de la MGI à l’intérieur du système éducatif : ne faudrait-il pas, comme en FCA pour les GRETA, un EPLE support, de préférence à situer dans une ZEP étant donné la finalité 1ère de la MGI ?
Enfin le groupe a rappelé la perte de potentiel de qualification et d’expérience au service des jeunes sortis sans qualification que constitue l’éviction depuis 3 ans de plusieurs centaines de collègues permanents de la MGI.
Il s’est donc prononcé en faveur de la relance de l’action à tous les niveaux à partir de notre plate-forme (voir le site), en commençant par des adresses aux parlementaires et aux partis politiques, démarche nationale qui peut être déclinée localement dans les académies à partir des S3, S2 et des S1 concernés.