27 janvier 2009
Coordination pédagogique et ingénierie de formation
Le transfert de la MGI aux EPLE a pour conséquence la prise en charge des élèves par les équipes éducatives à travers la mise en place des « groupes d’aide à l’insertion » (GAIN) et l’animation des actions de prévention et de mobilisation organisées au niveau de l’établissement scolaire, du district et du bassin de formation. A ce processus correspond l’évolution de l’activité des personnels de la MGI désormais recentrée sur le conseil aux équipes , la coordination pédagogique et l’ingénierie de formation.
L’extension souhaitable du champ d’application de la MGI au delà de la formation initiale pour l’accompagnement des jeunes sans diplôme ni qualification rend nécessaire une redéfinition de l’activité et des fonctions exercées par les personnels permanents chargées de la mise en œuvre de cette mission sur le terrain. Elle met également en évidence l’articulation naturelle entre formation initiale et continue au niveau des personnels amenés à collaborer dans le cadre de l’éducation et de la formation tout au long de la vie .
Pour que les personnels de la MGI cessent de travailler dans l’ombre et soient reconnus par l’institution , il faut relancer le processus de professionnalisation.
Il faut donner une véritable légitimité à la discipline du CAPES/CAPLP intitulée « coordination pédagogique et ingénierie de formation » (CPIF) de façon à pouvoir dans un premier temps faire correspondre le contenu de ce concours à un authentique référentiel d’activité et de compétences.
Sans renoncer aux référentiels existants (CFC, MGI, VAE, Apprentissage public, centre de bilans) il s’agit de donner une légitimité supplémentaire aux différents dispositifs en posant un cadre légal national sur lequel pourrait s’appuyer le recrutement des personnels concernés en travaillant à l’élaboration d’un référentiel d’activités et de compétences CPIF commun
Au niveau de la mobilité et du choix offert aux personnels, cela ouvrirait de nombreuses passerelles et possibilités d’intervention soit en formation initiale (MGI) soit en formation continue (CFC, GRETA, VAE, centre de bilans) ou encore dans le cadre de l’apprentissage public.
Il faut combattre l’immobilisme ministériel qui consiste en vertu de considérations budgétaires à refuser de reconnaître la section du CAPES/CAPLP CPIF comme une discipline à part entière et programme depuis cinq ans sa disparition à travers l’élimination progressive des personnels titulaires de cette discipline sans aucune reconnaissance ni de leur fonction ni de leurs compétences (départs à la retraite, concours internes, mises à disposition, détachement, démission, maladies).
L’objectif est d’obtenir ,au-delà d’un référentiel commun, la relance et la pérennisation de la section du CAPES/CAPLP et de construire en liaison avec le CNAM et les IUFM les poursuites d’études et les diplômes correspondant afin de compléter et finaliser le processus de formation et créer un corps d’inspection. Il faut noter à ce propos qu’existent déjà des DESS et des MASTERS se rapportant au domaine de la coordination pédagogique de l’ingénierie de formation et de la préparation à l’insertion sociale et professionnelle.