26 mai 2009
ACOPF association des conseillers d’orientation-psychologues -France
AFPEN association française des psychologues de l’Education Nationale
Collectif des conseillers d’orientation-psychologues SNES (FSU)
Collectif des psychologues scolaires SNUIPP( FSU)
FFPP Fédération Française des Psychologues et de la Psychologie
SFP Société Française de Psychologie
SNPSYEN (Unsa) Syndicat des psychologues de l’Education Nationale
Communiqué de presse
Contre la manipulation et l’influence, la formation et la déontologie des psychologues.
Le rapport de la MIVILUDES souligne une nouvelle fois, les risques liés aux dérives sectaires dans le champ de l’aide psychologique , du conseil et du développement des personnes.
Que ce soit dans le domaine de l’Education, de la protection Judiciaire de la Jeunesse, de l’Entreprise et du travail social on tend à réduire l’intervention les suivis et les prises en charges des psychologues au seul diagnostic, jugé plus rapide et moins coûteux. Ces activités sont, par contre, de plus en plus assurées par des personnes qui interviennent sur le champ du psychisme sans être qualifiés pour le faire et sans être autorisés à faire usage du titre de psychologue. Il est utile de rappeler :
Que le psychologue tient ses compétences de connaissances théoriques scientifiques régulièrement mises à jour et acquises à l’université ;
Que ces professionnels sont autorisés à faire usage du titre de psychologue au terme d’un cursus complet en psychologie (licence et Master II) conformément à la loi de 1985
Que leurs pratiques sont étayées sur une expertise professionnelle exigeante et que les dispositifs méthodologiques et interventions s’appuient sur des fondements théoriques soumis à la réflexion critique
Qu’ils prennent en compte la préservation de la vie privée de la personne, le respect de son consentement libre et éclairé, la garantie du secret professionnel.
C’est en référence à ces fondements théoriques et méthodologiques que les psychologues exercent leurs différentes missions : conseil, évaluation, expertise, formation, psychothérapie, recherche.
En réduisant le nombre d’emplois publics de psychologues, en encourageant une polyvalence extrême de personnels non psychologues amenés à intervenir au-delà de leur champ de compétence, le gouvernement favorise le développement d’officines de « coaching » de tous ordres et la mise en place de formations ou d’activités psychothérapeutiques ne présentant pas les garanties scientifiques et déontologiques. Il prend ainsi la responsabilité de graves dérives et d’abus contre des personnes psychologiquement vulnérables.
Les organisations signataires réaffirment leur volonté de protéger le public de l’usage des méthodes et des techniques se réclamant abusivement de la psychologie. Elles mettent en garde les usagers contre l’intervention de prestataires dont les qualifications ne sont pas reconnues par l’inscription sur les lites ADELI. Elles attendent des pouvoirs publics qu’ils donnent aux services publics les moyens d’apporter une réponse de qualité aux besoins croissants des personnes dans le domaine des missions assurées par les psychologues.
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