2 avril 2008
Postes aux concours : réformer, c’est réduire ...
Les premières annonces sur le projet de loi de finances pour 2008 laissent apparaître la suppression de 3 000 emplois de stagiaires dans le second degré. Ceci aura nécessairement des conséquences dramatiques sur les recrutements de cette an-née. On peut d’ores et déjà estimer le nombre de postes aux concours externes à seulement 6 500 contre 10 000 l’an passé.
Le gouvernement marque ainsi sa volonté de s’installer dans la pénurie et la baisse du nombre d’enseignants. Il lance un message clair aux étudiants : « ne vous engagez pas dans la voie de l’enseignement », cela alors que les besoins sont considérables pour faire face aux exigences pédagogiques et au renouvellement de génération. L’éducation est malheureusement un des meilleurs élèves dans le non remplacement des fonctionnaires, puisqu’elle se situe en moyenne à 3 départs sur 5 non remplacés. Dans certaines disciplines comme l’EPS, la « performance » atteint même 2 départs sur 3 non remplacés.
Ce manque de personnels aura immanquablement des répercussions sur l’offre d’enseignement. On aboutira non seulement à la disparition d’options, mais égale-ment à la réduction de l’horaire élève, à des horaires disciplinaire non assurés en totalité, à l’impossibilité d’assurer les remplacements, à une augmentation du nombre d’élèves par classe…
Cette cinquième saignée en cinq ans met en péril l’avenir de l’École et la formation de la jeunesse. Les personnels, les étudiants, les parents d’élèves ne resteront pas sans réaction face aux propositions gouvernementales.
Paris, le lundi 1er octobre 2007