SNES - FSU

comptes-rendus

Compte –rendu de la rencontre R. Descoings-SNES – Mercredi 4 février 2009

6 février 2009

 

Pour le SNES : M. Cahouet, R. Hubert, T. Reygades, V. Sipahimalani. R. Descoings était accompagné de C. Delhay et de N.Halimatou.

R. Descoings rencontre les partenaires sociaux pour, dit-il, comprendre l’enchaînement des faits, depuis l’accord sur les points de convergence jusqu’au blocage.

Mission L’objectif est de déterminer ce qui a besoin d’évoluer au lycée, ce qui doit être conservé, ce qui convenait ou pas dans les propositions de J-P. de Gaudemar. Il n’y aura pas de commission ni de « projet ficelé ». La mission consiste à évaluer les voies et moyens d’une évolution du lycée qui paraisse souhaitable et possible pour la rentrée 2010 à un plus grand nombre possible de partenaires. R. Descoings veut penser l’ensemble du lycée, pas seulement la classe de seconde, en prenant en considération ce qui se passe en fin de collège et en début de post-bac.

Méthode Le chargé de mission rencontre en ce moment les partenaires, et se rend sur le terrain pour visiter au moins un lycée par département dans le cadre de réunions avec toutes les parties prenantes (dont les élèves et les parents), de façon à ce que tous puissent s’entendre mutuellement.

Calendrier Il ne veut pas être le « fossoyeur » la réforme. Il doit remettre un premier ensemble de propositions en mai, puis un rapport en octobre. Propose une nouvelle réunion fin février / début mars, suivie d’une multilatérale, notamment avec les chefs d’établissements. Des propositions seront faites en avril-mai pour une prise de décision en octobre.

R. Descoings rappelle que l’IEP-Paris travaille depuis 10 ans avec des lycées en difficulté, et donc qu’il connaît la diversité des établissements. Il estime que l’on n’atteindra pas les objectifs par une égalité mais par la diversité. Ce qui marche ici ne marchera pas forcement là. L’Education nationale n’est pas à son meilleur quand il s’agit de déceler ce qui marche, d’en assurer la pérennité. Or c’est un travail important. Il faut partager au bénéfice de tous les élèves.

Pour le SNES, il a été rappelé l’attachement à un lycée qui ne soit pas que la propédeutique de l’université, aux trois voies de formation, à l’organisation en voies et séries. Nous entendons repartir de ce qui a été acté à l’automne : maintien de la voie technologique, refus du lycée modulaire et de toute forme d’annualisation des services, maintien du baccalauréat dont la valeur ne dépend de l’établissement dans lequel le diplômé a suivi sa scolarité. Nous demandons aussi une orientation qui ne soit pas seulement en fonction des débouchés et uniquement basé sur l’information, mais prenant en compte toutes les dimensions qui interviennent dans la construction des choix des élèves. Nous refuserons les glissements de mission des COPsy vers les enseignants.

Le rejet du projet de réforme a plusieurs origines et en particulier : suppression annoncée des postes, travail sur la seule structure de la classe de seconde indépendamment des contenus et du cycle terminal, refus du lycée modulaire, aggravation de la hiérarchie des disciplines, absence de travail sur l’horaire-profs qui détermine les conditions d’enseignement pour les élèves et de service pour les personnels…. Enfin la méthode choisie (un chargé de mission qui n’était pas en capacité de répondre à nos questions ou à explorer d’autres pistes) a bloqué très vite toute possibilité de discussions. Pour le SNES, uniformiser les formations n’aurait pas de sens. La réflexion sur les voies générales et technologiques doit intégrer les articulations avec la voie professionnelle. Il faut partir de ce qu’est un élève qui entre en seconde, de ce qu’on pense de ce qu’il doit être en sortant du lycée, et seulement ensuite parler structure. Par ailleurs, il faut travailler sur la totalité du temps de l’élève, les cours mais aussi le travail personnel au lieu d’imposer une dichotomie entre heures de cours dont le nombre serait réduit et accompagnement dont les principes ne sont pas débattus. Nous défendons une scolarité obligatoire jusqu’à 18ans, avec une culture de qualité : travailleur, homme, citoyen. Les jeunes sont très différents : il faut leur permettre d’emprunter des voies, des séries, des disciplines, des contenus différents. En contrepoint, il faut un cadrage national fort, laissant un espace de liberté pédagogique dans l’établissement sans imposer de bonnes pratiques.

Enfin, il faut associer les personnels à la réflexion, ce qui implique d’inscrire ce débat dans un calendrier permettant le temps du débat et de l’appropriation des propositions.

Le SNES a remis à R.Descoings un dossier contenant des analyses et des propositions.

Lettre de mission de R.Descoings

 

Rencontre SNES-JP de Gaudemar du 19/06/08

Table ronde du 27 août 2008

Rencontre SNES-JP de Gaudemar du 16 septembre

compte rendu rencontre FSU - Xavier Darcos le 04/12/2008

Compte –rendu de la rencontre avec X. DARCOS - Jeudi 8 janvier

Rencontre SNES - M Descoings 05-02-09 (Dossier Analyses et Propositions)

"Lycée 2010" : audience SNES-SNEP auprès du cabinet du ministre le 20 octobre 2009

Les "pistes de travail" de la réforme officiellement communiquées aux organisations syndicales le lundi 9 novembre 2009

Tout sur l’inacceptable réforme Chatel : contenus et analyse syndicale

Intervention SNES à la CSL du 2 décembre 2009

CSE du 10 décembre : Déclaration d’ouverture de l’intersyndicale (SNES- FSU, SNEP- FSU, SNETAP- FSU, SNFOLC, CGT Educ’action, SUD Education, SNCL- FAEN, SNALC- CSEN

CSE du 10 décembre : Déclaration d’ouverture du SNES-FSU (Roland Hubert)

CSE du 1er avril 2010 : déclaration de la FSU (S. Chabrol)

CSE du 1er avril 2010 : déclaration du SNES - FSU (T. Reygades)