13 janvier 2010
Les consultations lycéennes de l’an dernier sur la réforme du lycée ont fait apparaître une forte demande « d’accompagnement », sans que les contours de ce besoin soient bien définis. Il ne s’agit pas seulement de répondre à la difficulté scolaire, mais aussi de prendre en compte l’aspiration des lycéens à davantage d’autonomie. Le gouvernement y voit aussi probablement un moyen de traiter la question de l’orientation. Le calendrier contraint de la réforme laisse craindre que le volet « accompagnement » soit un des premiers à être mis en place, puisqu’il ne nécessite pas à priori de toucher aux programmes, et que le ministère cherchera probablement à « donner des gages » aux lycéens. Les conséquences sur les heures postes dépendront des dispositifs retenus, de leur mise en oeuvre et de répercussions sur les horaires élèves. Nous avons donc urgence à nourrir le débat et affiner nos propositions : en écoutant les diagnostics et attentes des autres acteurs de la communauté éducative, en prenant en compte les apports de la recherche, au regard de notre projet de démocratisation.