21 septembre 2009
Extrait du texte action du SNES (conseil national du 18 septembre 2009)
Formation des maîtres.
Le SNES continue à revendiquer une réelle formation initiale professionnelle pour les enseignants et les CPE, un temps de service réduit à 4/6 heures pour les lauréats de concours, qui doit permettre une entrée progressive dans le métier et une réelle formation professionnelle en alternance en particulier en IUFM. Ce n’est visiblement pas le choix qu’a fait le nouveau Ministre en publiant le 20 août une circulaire sur l’organisation des stages pour les étudiants inscrits en master et préparant les concours. Elle cadre, outre les stages d’observation et de pratique accompagnée, les stages en responsabilité de 108 heures, rémunérés au même taux horaire qu’un vacataire pour un total de 3 000€. Le SNES avait émis les plus grandes réserves sur l’organisation de tels stages, en pointant les dérives qui pouvaient en découler. Revenant sur l’engagement du précédent Ministre, cette circulaire autorise les étudiants à assurer un service de 18 heures par semaine. Cette possibilité a été immédiatement exploitée par certains recteurs, en particulier celui de Montpellier, qui, au mépris de toutes considérations pédagogiques, propose aux étudiants d’assurer le service d’un enseignant titulaire d’une classe pendant une durée de 6 semaines. Cette situation est inacceptable. Le rôle de chacun des intervenants doit aussi être redéfini. Il n’est pas concevable que les chefs d’établissement déterminent le déroulement du stage. Le rôle de conseiller pédagogique doit prendre tout son sens et c’est à ce dernier que revient le choix des heures et des activités du stagiaire. La présence permanente du conseiller pédagogique est en outre indispensable lorsque l’étudiant intervient dans la classe. Si le SNES n’est pas opposé au principe des stages d’observation et de pratique accompagnée qui peuvent amener l’étudiant à assurer certaines séquences d’enseignement en présence du tuteur, ceux-ci doivent être conçus en articulation avec l’ensemble de la formation. Le Conseil National du SNES exige que les stages avant l’obtention du concours soient limités à l’observation et à la pratique accompagnée. Nous refusons tout stage qui signifierait l’attribution à un étudiant d’un service d’enseignement qu’il devrait assumer seul. Pour cette année, le conseil national du SNES demande que les stages soient limités à la pratique accompagnée. Il demande le retrait de la circulaire traitant des stages avant le concours et exige :
— l’ouverture immédiate de discussions sur la formation initiale des enseignants et CPE, incluant la nécessité de pré-recrutement.
— l’ouverture de négociations pour rédiger une nouvelle circulaire.
— Le SNES appelle les tuteurs à s’opposer collectivement à l’organisation de stage qui conduirait à utiliser les stagiaires ou les tuteurs comme moyen de remplacement ou d’enseignement.
Contrairement aux engagements qui avaient été pris dans le cadre de la circulaire Hetzel du mois de juin, des universités ont remis en cause le principe qu’une inscription en première année d’IUFM vaille inscription en M1. Le SNES exige le respect des engagements.
Cette année doit également être l’occasion de peser sur les maquettes des nouveaux masters, le rôle et la place des IUFM, le recours aux pré-recrutements, de meilleures mesures transitoires pour les personnels non titulaires et la mise en place d’un plan de titularisation, les concours internes ne suffisant pas à résorber la précarité. Toutes ces questions nécessitent un débat et des discussions avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives concernées par la formation des maîtres.
Le SNES appelle à participer massivement aux assises de la formation des maîtres organisées le 7 novembre par les syndicats de la FSU.