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Conséquences du CLES et C2I...

23 juin 2010

Le ministère impose désormais la possession du CLES et du C2I pour se présenter aux concours de recrutement. Le SNES s’est adressé au ministère pour l’alerter sur les conséquence de ce choix.
 
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Courrier à la DGRH

Le ministère a décidé d’imposer le certificat en langue étrangère du supérieur (CLES) et le certificat informatique et internet (C2I) pour les candidats à un concours de l’enseignement ou d’éducation. Le SNES s’est opposé, lors du CTPM à une telle modification statutaire, car il estime que le niveau de qualification pour présenter un concours relève uniquement du titre exigé et que le niveau de connaissances attendu est contrôlé lors des épreuves du concours. En outre, le CLES et le C2I sont progressivement introduits au sein des cursus universitaires. Leur exigence pour présenter le concours crée donc une inégalité entre les candidats nouvellement diplômés et les autres.

De graves conséquences

Ces modifications statutaires entrainent des conséquences immédiates : la plupart des personnels actuellement en poste ne possèdent ni le CLES, ni le C2I. Ils ne pourront donc pas être affectés en stage en cas de réussite à un concours externe, ou titularisé en cas de réussite à un concours interne (y compris l’agrégation). Le SNES s’est adressé au ministère pour lui demander de reconnaitre l’expérience professionnelle des agents et de les dispenser de devoir présenter ces certifications.

Dans l’immédiat, il appelle les personnels qui souhaitent s’inscrire aux concours à le faire, même si ils ne remplissent pas ces nouvelles conditions. Il proposera des actions à la rentrée si le ministère reste sur sa position d’ici là.

Des certifications qui n’apportent rien

L’apprentissage des langues vivantes, tout comme celui de l’utilisation de l’outil informatique relèvent du cursus scolaire et universitaire, dans le cadre des programmes. En exigeant le CLES et le C2I pour les candidats à un concours, le ministère fait preuve d’un manque de confiance flagrant envers ses propres services. Le SNES considère en outre que l’utilisation de l’outil informatique dans le cadre pédagogique relève de la formation professionnelle. Ce ne peut donc être un élément discriminant au moment du concours. Enfin, l’enseignement en langue étrangère dans une discipline non linguistique relève du volontariat des personnels, qui peuvent demander une certification complémentaire qui devrait intervenir après une formation. Imposer à tous les enseignants le CLES est donc un non sens.

 

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