SNES - FSU

Série L

Contributions (congrès 2003)

26 septembre 2004

 

CONTRIBUTIONS AU THÈME 2

Revitaliser la série L

Quelques éléments me paraissent susceptibles de donner un nouveau souffle à la série L, en lui donnant une image plus riche et plus diversifiée qu’actuellement, et en l’ouvrant sur des débouchés plus diversifiés. Ces éléments viennent en complément des demandes déjà formulées par le SNES (voir le texte du prérapport, p. 27).

Un enseignement de « culture et communication »

Au niveau national, environ un quart des élèves de la série L choisissent comme enseignement obligatoire au choix et comme enseignement de spécialité un des 6 domaines artistiques du lycée (jusqu’à 3/4 des élèves de L parfois, lorsque plusieurs de ces domaines sont offerts dans le même établis- sement). Partant de ce constat, il me semble que l’on peut proposer une voie davantage marquée autour de la culture, à côté d’une voie davantage littéraire, d’une autre centrée sur les langues vivantes, anciennes ou régionales ou d’une voie davantage culture générale incluant des mathématiques, sachant que des poursuites d’études nouvelles se sont développées dans le supérieur (universités, IUT) dans ce champ.

C’est pourquoi on pourrait imaginer une option « Culture et communication  ». Elle ne devrait en aucun cas se substituer aux enseignements artistiques existants ; elle viendrait en complément pour les élèves qui souhaiteraient davantage profiler leur formation dès la Première, ou bien pour ceux qui souhaiteraient développer leur curiosité et leur ouverture dans le domaine de la culture. Elle ne devrait pas être un couplage obligatoire avec les enseignements artistiques. Elle ne devrait pas non plus être trop spécialisée et « enfermante ».

Dans ce cadre on pourrait imaginer que cette option soit centrée sur plusieurs éléments. D’une part, les politiques culturelles : connaissance des enjeux, des choix possibles, des modalités d’action (gestion, acteurs, institutions..., etc.) des politiques culturelles ; des problèmes que pose une politique culturelle dans le cadre du monde contemporain et notamment de la mondialisation  ; des rapports entre politiques publiques et politiques privées, etc.

Est posée la question de l’articulation entre des éléments de sociologie, d’économie, d’histoire, voire de géographie dans le domaine de la culture et des arts. D’autre part, il s’agirait de voir comment fonctionnent le langage des media, les modes de communication de masse... Autant d’éléments importants, par exemple, dans le domaine de l’action culturelle ou du journalisme, mais pas seulement.

Ces questions qui sont au coeur de toutes les formes de l’action artistique et culturelle, passionnent les élèves en les mettant au contact de problèmes vivants, dont ils se découvrent les acteurs ; elles les aident très efficacement à se constituer acteurs de leur avenir ceux qui souhaitent poursuivre dans cette voie. Pour les autres, c’est une ouverture sur la notion de « politique », un décodage d’éléments essentiels du monde contemporain les codes linguistiques et sémiotiques. Et ce dans le champ de la culture, qui est très large et auquel tous les élèves d’une série dite littéraire seront confrontés un jour ou l’autre.

Bien entendu cette réflexion doit s’inscrire dans celle, plus vaste, de l’architecture de la série. Dans ce cadre la place d’autres disciplines peut être revue, comme par exemple l’histoire-géographie, la philosophie...

Hélène Latger


Pour un enseignement spécifique d’histoire-géographie

L’histoire-géographie est présente dans toutes les séries, mais ne constitue nulle part un enseignement spécifique. Pourtant de nombreux élèves ont une réelle attirance pour ces disciplines, qui donnent à lire le monde d’un certain point de vue.
Il nous semble donc qu’elles pourraient constituer un enseignement obligatoire au choix en Première et un enseignement de spécialité en Terminale.

Ces enseignements spécifiques permettraient d’aborder autrement que cela n’est actuellement fait dans les programmes, les questions d’histoire et de géographie, en enrichissant et diversifiant les approches  ; on pourrait travailler des questions sur la longue durée, intégrer des éléments d’histoire récurrente  ; travailler les langages, les écritures, les démarches, les outils de ces disciplines ; travailler sur des auteurs, historiens et géographes  ; s’intéresser à des questions d’histoire ou de géographie locale, ou à des questions d’actualité  ; travailler des questions d’aménagement du territoire ou d’urbanisme  ; intégrer l’utilisation de nouvelles technologies et d’outils numériques utilisés dans la géographie appliquée (comme les systèmes d’information géographique "SIG" par exemple)..., dans le cadre de programmes souples, ouverts, laissant une plus grande latitude d’action pour les élèves et les professeurs (comme c’est, par exemple, actuellement le cas en histoire des arts). Autrement dit : intégrer des approches novatrices, en même temps que des approches scientifiques plus « pointues », les unes et les autres vivantes et formatrices, montrant ce que sont l’histoire et la géographie en train de se faire.

Cet enseignement doit-il être inscrit seulement dans la série L ? C’est là une question difficile à trancher. Sur le plan purement théorique, il est difficile de justifier sa présence davantage en L qu’en ES. Serait-il alors envisageable de penser un enseignement obligatoire au choix et un enseignement de spécialité communs aux deux séries ?

Il semble que l’on a là un bon exemple à travailler d’enseignement commun, qui ne remettrait pas en cause les spécificités fortes de chaque série, spécificités qui doivent être absolument préservées, tant les élèves qui les choisissent ont des profils différents.

Hélène Latger

Dominique Comelli

 
 

Stage SNES 2008 sur la série L

Dossier Série L de l’US Mag 02/08

Une analyse du rapport - 2006- de l’IG : la série L

Rapport de l’Inspection Générale 2006 : "évaluation des mesures prises pour revaloriser la série littéraire au lycée".

Avenir de la série L : compte-rendu du stage de Bordeaux - 2006

les mandats du Congrès national 2005 - Le Mans -

Compte rendu du stage 2004 : "avenir de la série L"

Dossier du stage 2004 : avenir de la série L

Congrès de Toulouse 2003