SNES - FSU

Mission générale d’insertion (MGI)

Des personnels « reconnus » et professionnels

9 mai 2008

publication spéciale MGI
 

Des personnels « reconnus » et professionnels publication spéciale MGI

L’ancien dispositif d’insertion des jeunes de l’éducation nationale (DIJEN) mis en place il y a plus de vingt ans s’est progressivement transformé en mission générale d’insertion de l’éducation nationale. La loi d’orientation sur l’éducation du 10 juillet 1989 posait déjà le principe d’un droit pour chaque jeune à une éducation qui lui permette de s’insérer dans la vie sociale et professionnelle. La loi relative à la lutte contre les exclusions (1998) ainsi que l’ensemble des textes qui lui ont succédé ont renforcé cette affirmation.

Or, à l’heure actuelle, la mission d’insertion est encore souvent perçue comme extérieure au système éducatif et toujours à la recherche d’une légitimité lui permettant de s’imposer comme une mission authentique du service public de l’éducation nationale. Le ministère pratique la « politique de l’autruche » et décrète le transfert de la MGI aux EPLE à charge pour les enseignants et les membres des équipes éducatives de la faire vivre sur le terrain sans aucune directive nationale ni moyens supplémentaires au risque de perdre la spécificité de la mission.

Le temps est venu d’exiger un texte de cadrage national qui redéfinisse les objectifs et les finalités de la mission et demander des crédits d’état suffisants pour assurer sa pérennité ainsi que des décharges horaires afin que les enseignants puissent s’investir dans de nouvelles taches et assurer le suivi des élèves dans de bonnes conditions. L’affirmation de cette légitimité suppose par ailleurs l’existence de catégories de personnels reconnus et professionnels. Ce qui n’est malheureusement pas le cas ! En effet, aux cotés des équipes éducatives, les personnels permanents de la mission générale d’insertion, titulaires pour la moitié d’entre eux d’un CAPES ou d’un CAPPLP « coordination pédagogique et ingénierie de formation » travaillent dans une quasi-clandestinité. Ils ne sont jamais mentionné dans les textes officiels, n’ont aucune légitimité, aucun droit à mutation et se voient appliquer des organisations réglementaires de service (ORS) exotiques et variables selon les académies. La moitié de ces personnels sont des agents contractuels de l’état.

Il faut que cela cesse ! Les personnels précaires doivent être titularisés et le processus de professionnalisation enfin lancé ! Nous demandons la réouverture et la pérennisation du CAPES « coordination pédagogique et ingénierie de formation » ainsi que l’aménagement de son contenu afin que les référentiels d’activités et de compétences qui lui correspondent prennent en compte l’évolution du métier.

La mission générale d’insertion participe à la lutte contre le décrochage scolaire. Elle intervient dans le processus de sécurisation des parcours de formation et d’insertion. Elle contribue à travers la réalisation de ses objectifs à l’élévation du niveau de connaissances et de qualification notamment au bénéfice des jeunes les plus en difficulté.

Le cadre commun de référence pour les personnels doit logiquement devenir celui de la formation et de l’éducation tout au long de la vie. Cela justifie, à nos yeux, l’élaboration d’un référentiel d’activités et de compétences commun à la FCA, à l’apprentissage public, à la validation des acquis et de l’expérience et aux centres de bilan. Il est grand temps d’agir sous peine de voir la mission générale d’insertion se vider de son contenu et ses personnels disparaître progressivement.

Au moment ou les jeunes des banlieues montrent des signes d’impatience, l’éducation nationale doit mettre en place un service public d’aide à l’insertion de qualité en priorité au service des élèves et des familles les plus en difficulté.

Roland HUBERT, co -secrétaire général Thierry REYGADES, secrétaire national

 
 

STAGE DECROCHAGE SCOLAIRE

audience ministérielle MGI-SNES/ DGESCO

OFFRIR DES PERSPECTIVES AUX PERSONNELS DE LA MGI

Sécuriser les parcours de formation et d’insertion

LA LUTTE CONTRE LE DECROCHAGE SCOLAIRE : AFFICHAGE ou VOLONTE REELLE ?

CPIF : Quel avenir ?

PRIORITE : LUTTER CONTRE LE DECROCHAGE SCOLAIRE

US supplément MGI

LE MINISTERE FAIT LA SOURDE OREILLE …. !

Plate forme revendicative