25 novembre 2010
Comme seule formation pour les futurs enseignants et CPE, le Ministre propose des stages en responsabilité pour les étudiants en master et admissibles au concours. La fin de l’année s’apparentera donc à la quadrature du cercle : les étudiants devront simultanément valider l’année d’étude, préparer les oraux d’admission et assumer un service d’enseignement. Placés devant des élèves, sans formation préalable, si ce n’est un stage d’observation, ils devront se débrouiller seuls pour assurer toutes les dimensions du métier (cours, copies, préparations, contact avec les parents... tout en intégrant la progression et le cadre de travail mis en place par l’enseignant qu’ils remplacent...). Situation intenable pour les étudiants, pour les élèves et qui engendrera de multiples détresses. Pour le SNES, ces stages jouent contre l’emploi car ils permettent de camoufler sur le terrain le manque de recrutements et de postes aux concours. Présentée comme une aide sociale car rémunérée à hauteur de 3000 euros, cette mesure désavantagera les étudiants d’origine sociale modeste, qui, pour des raisons financières, seront contraints de les accepter et seront donc désavantagés dans leur préparation au concours. Ces stages servent au Ministre de prétexte fallacieux pour supprimer le temps de formation des lauréats de concours qui seront désormais affectés sur un service à temps plein. Les enseignants en formation et les élèves ne sont pas des objets expérimentaux ! Le SNES exige l’abandon de ces stages « en responsabilité » et appelle les personnels à refuser collectivement de les organiser et à faire adopter la motion jointe dans les conseils d’administration.