Dijon

Dijon : entre déqualification et régression. Etat d’urgence !

18 janvier 2005

 

La rentrée 2004-2005 dans l’Académie de Dijon a été la pire que l’on ait connue depuis dix ans pour la Documentation. Tous les aspects de notre profession sont mis à mal, tant ceux du recrutement et des postes que ceux de la fonction et inévitablement celui de la carrière des professeurs documentalistes.

On a assisté, lors du mouvement 2004 à une régression sans précédent. Il y avait 17 postes vacants et un grand nombre de temps partiels non pourvus à la veille de la rentrée, conséquence directe du manque de postes budgétaires au CAPES et du découragement des candidats. Face à cette situation, sur laquelle nous avons alerté depuis plusieurs années les autorités académiques en commission paritaires, le rectorat a appliqué les règles de la politique d’austérité budgétaire en affectant dans les CDI des enseignants non qualifiés, des personnels en réadaptation, des vacataires - pour ne pas avoir à réemployer des contractuels - et même un assistant d’éducation. Cela conduit inévitablement à une déqualification et une précarisation de la profession, encore renforcées par l’absence de TZR dans la discipline pour assurer les remplacements.

Au gré des réformes et des rapports institutionnels qui tentent de redéfinir leur fonction (IG EVS Durpaire), les professeurs documentalistes sont soumis à des pressions diverses qui peuvent conduire à des dérives, comme celle de la gestion des manuels scolaires... La création du CAPES leur a donné une mission d’enseignant mais ils doivent l’exercer dans le cadre inadapté de la circulaire de 1986, dépassée sur bien des points. La multiplicité des tâches s’est accrue avec l’informatisation de la gestion et de la recherche documentaires et l’instauration de travaux de recherches interdisciplinaires codifiés en collège et en lycée. Selon les établissements, on privilégie la quotité de service, avec des horaires d’ouverture élargis, au mépris de la qualité de l’implication pédagogique des documentalistes auprès des élèves. Confrontés à des demandes de tous types et en urgence, souvent en dehors de leurs compétences et de leurs missions, ils ont du mal à trouver leur identité professionnelle.

Quel avenir pouvons-nous envisager pour les professeurs documentalistes, à qui ne sont même pas reconnues les mêmes règles de service et de traitement que les autres certifiés, face à une institution qui ne respecte pas leur qualification voire les ignore ou les considère comme des super prestataires de services corvéables à merci. Il y a peu de temps encore, nous évoquions dans nos réunions et dans les bureaux du ministère la création d’une agrégation de Documentation : il semble que, depuis lors, nous ayons parcouru quelques années-lumière en arrière car nous en sommes à déclarer l’état d’urgence pour défendre notre conception de la profession.

De notre capacité à réagir à une politique aussi désastreuse au niveau académique puis dans le cadre national, dépendront notre identification et notre existence mêmes.

Le collectif des documentalistes de l’Académie de Dijon

La tribune du S3 de Dijon, spécial stage documentalistes, supplément N°5 au N° 49 décembre 2004

Stage documentation du mercredi 26 janvier 2005

 
 

2012 Dijon stage syndical le 9 février

2007 : Compte rendu du stage syndical du 25 octobre à Dijon

Enseignants documentalistes : stage académique à Dijon le 25 octobre

2006 : bilan des postes et des personnels à Dijon

Informations sur l’académie de Dijon rentrée 2005

DIJON : avant le mouvement intra

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Dijon académie sinistrée ?

Lettre à Madame le Recteur

Réunion des documentalistes de Saône et Loire le 20 octobre 2004