SNES - FSU

Programmes

Elaboration et suivi des programmes

15 décembre 2002

 

I - Comment sont élaborés les programmes

Le Cabinet du ministre passe commande de nouveaux programmes ou d’aménagements, par une lettre de mission aux groupes d’experts.

Le Conseil National des Programmes (CNP) définit le cadrage général des programmes. Il est constitué d’une vingtaine de membres représentant les différentes disciplines d’enseignement général, sous la présidence de Luc FERRY, philosophe.

Les groupes d’experts sont chargés de l’élaboration des programmes. Sous la présidence d’un universitaire, ils sont constitués en moyenne d’une douzaine de personnes, enseignants du secondaires, universitaires, formateurs, IPR. Ils prennent les avis qu’ils souhaitent.

Le projet de programme bouclé par le GE est soumis à l’avis du CNPqui peut demander des modifications. Il passe ensuite en commission spécialisée des lycées pour discussion, puis devant le Conseil supérieur de l’Education (CSE) en séance plénière pour avis définitif. Ils sont ensuite publiés au BO.

2 - Comment intervient le SNES ?

Le SNES national a organisé un secteur, le secteur Contenus regroupant des groupes disciplinaires. Après consultation des collègues par différents canaux, il fait parvenir ses critiques et propositions au ministère. Il rencontre les groupes d’experts et le CNP. Il intervient en commission spécialisée des lycées et en plénière du Conseil supérieur de l’éducation. Du fait de sa longue pratique en ce domaine, le SNES sait se faire entendre. Pour mieux asseoir ses propositions, il a besoin du plus grand nombre d’avis.

3 - Le SNES demande la transformation du dispositif et propose

1/ Installer de la continuité et de la cohérence

Le programme de travail devrait être prévu sur plusieurs années et donner lieu à une lettre annuelle établie conjointement par la DESCO et le CNP. Cette lettre devrait veiller à assurer les continuités dans le temps et entre les niveaux d’enseignement.

Ce programme devrait être nourri par des argumentaires nationaux fixant les termes des débats qui traversent les disciplines et les enseignements.

Des procédures rigoureuses devraient être établies afin d’éviter la même année le grand chambardement de toutes les disciplines en dissociant bien réflexion fondamentale, élaboration des programmes et suivi de leur mise en oeuvre :

- état des lieux d’une discipline
- phase de bilan et prise d’information sur ce qui va et ce qui ne va pas
- discussion d’hypothèses
- élaboration d’un projet de programme
- consultation
- mise en oeuvre et suivi
- ajustements, aménagements.

S’agissant des formations technologiques et professionnelles, le dispositif doit être piloté par les CPC qui doivent également s’adjoindre des GEPS, établissant, avec la DESCO, le programme annuel de travail des rénovations de diplômes et sollicitant, selon les besoins, les compétences des GEPS des disciplines générales.

2/ Installer pluralisme et transparence

Cette règle devrait valoir pour le CNP et pour les GEPS. Le CNP devrait comprendre à parité des chercheurs et des enseignants travaillant dans les divers ordres d’enseignement. Sa composition doit être publiée. Il devrait auditionner systématiquement les associations et les organisations syndicales.

Les GEPS devraient avoir une composition définie fixant le poids des chercheurs, des enseignants des divers ordres. Leurs membres devraient être nommés pour 4 ou 5 ans. Leur travail devrait être nourri de la réflexion des observatoires.

3/ Assurer un suivi des nouveaux programmes

Il est impératif d’améliorer :
- la transmission des nouveaux programmes : chaque enseignant devrait recevoir personnellement les nouveaux textes de sa discipline et de son niveau d’enseignement et pouvoir facilement consulter les autres. Cela vaut aussi pour les documents d’accompagnement. Les nouveaux textes devraient comporter un exposé précis des raisons qui ont présidé aux choix.
- la formation continue : selon les cas, formation plus ou moins longue, à dominante pédagogique et/ou fondamentale. Les IUFM auraient un rôle important.
- le suivi de la mise en oeuvre : par questionnaires essentiellement, sur échantillon, avec le souci de détecter les problèmes.
- les manuels et équipements : élaboration de guides d’équipements, rencontre avec les éditeurs et les auteurs, diffusion par le CNDP de nouveaux outils, etc.

 
 

Bilan ministériel : mise en oeuvre des programmes 2002 du primaire