8 décembre 2009
Après avoir fait, à la fin du mois d’août, sans concertation, des déclarations fracassantes et un peu prématurées sur une organisation au cordeau de prévention de la pandémie, le ministère donne plutôt aujourd’hui une impression l’improvisation,alors que la surmédiatisation bat son plein. Certes, il n’est pas facile d’évaluer au jour le jour les ressorts de la pandémie, mais la situation interpelle.
Selon les départements, on constate des établissements et écoles massivement fermés, et dans d’autres, pourtant soumis à la même pandémie, peu de fermetures.
Grâce à nos prises de position claires sur l’organisation pédagogique proposée à ce moment là, nous avons pu éviter dans la plupart des cas des dispositifs autoritaires et sans efficacité.
Aujourd’hui, c’est l’organisation de la vaccination qui pose problème, dans un contexte compliqué : une communauté médicale divisée, des interrogations sur la fiabilité des vaccins et le nombre commandé aux industries pharmaceutiques…mais aussi la mise en oeuvre chaotique d’une vaccination à grande échelle.
Les infirmières de l’Education nationale, déjà en nombre insuffisant, sont réquisitionnées, au détriment de leurs missions au sein des établissements scolaires, au moment où elles devraient accueillir les élèves ...en suspicion de grippe ! Elles ont évidemment en priorité à assurer la vaccination des élèves volontaires dans les établissements et les centres de vaccination.
Parmi les personnels, certains souhaitent se faire vacciner, et la question d’une vaccination des personnels dans les établissements en même temps que les élèves a été posée par la FSU lors d’une réunion organisée au ministère vendredi dernier. Les services du Ministère, embarrassés, ont répondu qu’ils y avaient bien pensé mais que le ministère de la santé s’y était opposé, parce que les personnels de l’ éducation n’étaient pas un public prioritaire !
De plus, les différences de prise en compte,selon les rectorats et inspections académiques concernant les « personnels à risque » commencent également à poser problème,alors que des circulaires ont été diffusées fin août,et qu’un Comité central hygiène et sécurité s’est tenu notamment sur ce sujet. Le SNES, qui dénonce depuis des années la faiblesse de la médecine de prévention et l’absence de prise en compte des questions de santé des personnels, exige que le ministère s’engage à assurer la protection des personnels et des élèves.