15 septembre 2011
Ces derniers temps, l’histoire scolaire est un peu sur le devant de la scène médiatique : un dossier paru récemment dans Le Figaro magazine « C’est l’histoire de France qu’on assassine », de Dimitri Casali, s’inquiète des grands héros ayant disparu des programmes de collège au profit de l’étude de civilisations extra-européennes et de celle des traites négrières.
Une tribune de Claude Lanzmann dans LeMonde du 30 août 2011 évoque une circulaire au BO, introuvable au demeurant, qui parlerait du « bannissement du terme Shoah des manuels d’histoire ». Enfin, la présentation du conflit israélo-palestinien dans le manuel Hachette de Première qui évoque notamment la Nakhba a valu la réaction indignée et l’intervention d’associations juive et israélienne demandant le retrait ou la réécriture de cette double page de manuel. (Hachette a d’abord parlé de modifier la version élève, mais il semble que finalement la double page ne serait revue qu’à la marge.)
Les questions mémorielles restent bel et bien des questions chaudes... Le SNES s’en préoccupe et entend rappeler à quel point l’enseignement de l’histoire ne peut être soumis à des groupes de pression mémoriels ou politiques qui souhaiteraient régenter les contenus des programmes et des manuels (sans d’ailleurs faire la différence entre les deux !). Nous reviendrons plus en détail sur le sujet dans la prochaine US.
Alice Cardoso, Véronique Servat