22 août 2010
C’est un enseignement obligatoire pour tous les élèves depuis le premier degré jusqu’au lycée.
En collège :
• Intégration de la dimension histoire des arts dans les programmes de toutes les disciplines enseignées au collège (3 disciplines plus particulièrement concernées : histoire, éducation musicale, arts plastiques).
• Expérimentation de l’évaluation au brevet dans tous les établissements en 2009-2010, à titre transitoire : épreuve orale pour les seuls élèves volontaires, prise en compte à titre transitoire des points au-dessus de la moyenne, comme n’importe quelle autre option.
• Pour la session du brevet 2011, épreuve obligatoire (oral de 15 minutes sur le temps de cours devant le reste de la classe) affecté du coefficient 2.
En lycée :
• 24 Heures annuelles par élève, dans les trois voies du lycée : générale, technologique et professionnelle.
• Ces 24 h sont prises sur les heures d’enseignement de l’ensemble des disciplines.
• Dans la réalité, l’histoire des arts est loin d’être installée dans tous les établissements et à tous les niveaux.
L’enseignement de l’histoire des arts :
Favorable à un accès élargi à la culture artistique pour tous les élèves le SNES considère qu’un enseignement d’histoire des arts peut être intéressant mais qu’il ne doit pas devenir une nouvelle discipline évaluée au brevet, ni permettre à certains élèves de « valoriser une pratique artistique développée dans ou hors de l’école » comme le précisait un BO de mai 2008. La prise en compte pour l’obtention d’un diplôme d’activités réalisées dans un cadre privé, financées par les familles, serait en effet source d’inégalités. Le danger que les pratiques artistiques ne soient pas amputées par un tel enseignement existe toujours.
L’évaluation de l’histoire des arts :
La note de service censée cadrer la forme, les objectifs et les contenus de l’évaluation au brevet est inapplicable en l’état. Elle n’a réglé aucun des problèmes soulevés par la profession car elle laisse les enseignants décider seuls des objectifs de cette évaluation. Le SNES s’est adressé au ministère mais ce dernier continue de refuser d’imposer un véritable cadrage de l’épreuve.
Le SNES estime qu’il n’est pas sérieux d’envisager l’extension à l’ensemble des élèves de troisième en 2011, compte tenu des conditions très floues de passation de l’épreuve en 2010. Une généralisation sans aucun bilan de l’épreuve expérimentale est totalement incompréhensible et inacceptable.
Le SNES dénonce cette évaluation assortie, de plus, d’un coefficient 2 et qui, par ailleurs, n’a fait l’objet d’aucun débat préalable.
A la création d’une épreuve orale non cadrée, le SNES oppose le principe d’un travail pluridisciplinaire en histoire des arts avec une évaluation dans le cadre des disciplines impliquées. Il demande que ce soit menée une large réflexion sur les possibilités d’un travail pluridisciplinaire dans ce domaine avec une évaluation dans le cadre des disciplines impliquées. Des heures de concertation devraient alors être prévues dans l’emploi du temps des collègues volontaires ainsi que les aménagements nécessaires d’emplois du temps.
Si une épreuve devait être maintenue, le SNES exige :
• que seuls des travaux réalisés en classe puissent être évalués.
• que les oraux ne soient pas organisés sur le temps de cours, mais dans le cadre d’une ou plusieurs demi-journées banalisées.
• que les membres du jury soient rémunérés
En tout état de cause, il demande que les collègues impliqués dans cet enseignement bénéficient d’un temps de concertation.
Ressources en ligne :
Rubrique histoire des arts sur le site du SNES avec de nombreuses ressources et analyses