16 septembre 2008
HISTOIRE DES ARTS
Sans consultation préalable et alors que le principe d’un enseignement obligatoire d’histoire des arts n’a jamais été débattu nulle part, les représentants des personnels au Conseil supérieur de l’éducation ont découvert fin juin un programme d’histoire des arts allant du primaire aux trois voies du lycée.
Le SNES avait pourtant alerté et demandé une consultation, notamment à travers une pétition remise au ministre et qui a recueilli plus de 5 000 signatures.
Le projet de texte a été repoussé très majoritairement par le CSE du 3 juillet.Vingt-deux organisations ont rédigé un communiqué de presse demandant au ministre de ne pas publier ce programme (voir site du SNES, rubrique « nos métiers - nos pratiques. ») Parallèlement, les programmes d’éducation musicale, d’arts plastiques et d’histoire qui viennent d’être revus ne sont pas conçus pour permettre qu’« un quart des programmes d’histoire et la moitié des programmes d’éducation musicale et d’arts plastiques » soient dévolus à l’enseignement de l’histoire des arts.
À suivre...Consultez le dossier spécial histoire des arts sur le site du SNES : http://www.snes.edu/spip.php?rubrique3893
LETTRES
On connaît désormais le feuilleton invraisemblable ayant abouti à l’élaboration de nouveaux programmes de français pour le collège, rédigés en catimini tout en mettant à l’écart la profession et les représentants des personnels.Après un premier projet, soumis à une consultation éclair, nous avons vu surgir deux jours avant la commission spécialisée un autre projet, largement réécrit et proposant une version encore plus désastreuse de ces programmes. Dans un laps de temps aussi court, difficile d’imaginer que l’avis des collègues ait pu être pris en compte ! En nous appuyant sur la consultation organisée par le groupe lettres du SNES, nous avons rédigé avec d’autres syndicats et associations de spécialistes un texte commun que nous avons présenté au CSE. (Voir site du SNES, rubrique « nos métiers, nos pratiques »). Un communiqué de presse commun a ensuite été rédigé en juillet pour demander au ministre de renoncer à la publication de programmes ayant fait l’objet d’un rejet massif au CSE par 41 voix contre et seulement 11 pour (PEEP, SNALC, CGC, parents du privé...).
LA BATAILLE SE POURSUIT ...
Sur ces deux questions, Xavier Darcos a choisi de passer en force, sans écouter l’avis pourtant très largement majoritaire de ceux qui lui demandent de renoncer à ces programmes dont la mise en application est prévue pour la rentrée 2009 (2008 pour l’histoire des arts en primaire), et a fait publier ces programmes au Journal officiel (parution au BO fin août). Ils sont actuellement en ligne sur le site Eduscol : http://eduscol.education.fr/D0082/accueil. htm.
Nous avons toute l’année pour agir et formuler nos propositions. La bataille ne fait donc que commencer et le SNES entend bien la mener vigoureusement : les programmes scolaires sont au coeur d’enjeux extrêmement sérieux, qui engagent les personnels, les élèves et la société tout entière pour de nombreuses années.
Sandrine Charrier Valérie Sultan contenus@snes.edu