22 janvier 2009
L’apparition des IUFM aurait pu être l’occasion de répondre à une demande forte du SNES : rendre la formation universitaire. Leur création en dehors de l’université n’a pas permis de répondre réellement à cette demande. C’est ce qui a motivé les réserves du SNES à cette époque. C’est aussi pour cela qu’il avait accueilli positivement l’intégration des IUFM en 2005, estimant que cela peut être un point d’appui pour rendre la formation plus universitaire. Malheureusement, le ministre de l’époque à fait le choix de ne pas écouter les organisations syndicales et de lancer cette « réforme » en dépit du bon sens : plutôt que de lier les dossiers de la formation et du changement de structure, il a préféré séparer les deux pour aboutir à une formation moins universitaire, et à un fonctionnement des IUFM moins démocratique. L’absence de cadrage national fort sur les contenus de formation, accompagné d’un fléchage incertain des moyens tant humains que financiers font craindre à juste titre la disparition d’un endroit dédié à la formation des maîtres. Depuis une quinzaine d’années, les IUFM ont fait l’objet de nombreuses critiques. Ils ont aussi développé une expérience et un savoir faire en termes de formation. Aujourd’hui la nouvelle réforme de la formation des maîtres basée sur une élévation du niveau de recrutement au master ne peut pas avoir pour effet de remettre en cause le potentiel de formation existant.