25 novembre 2004
À l’initiative du SNES, la riposte unitaire intersyndicale très large organisée dès le début octobre (SE-UNSA, SNCL-FAEN, SGEN-CFDT, SN-FO-LC, SNALC-CSEN, SNETAA-EIL, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SNESup-FSU, SNES-FSU) a contraint le ministère à revoir sa copie. Des évolutions substantielles sont à enregistrer mais elles ne font pas le compte.
Le projet de note de service concernant les certifiés, CPE, PLP et professeurs d’EPS n’est pas définitivement arrêté. Dans la troisième version communiquée aux organisations syndicales, les orientations générales affirment la continuité avec les procédures en vigueur, notamment le rôle de l’ancienneté de carrière et les objectifs de revalorisation. Le rôle exorbitant attribué au chef d’établissement disparaît et les recteurs sont invités à élaborer et afficher un barème. Mais les critères retenus permettent d’exclure encore les collègues qui sont proches du départ à la retraite et laissent aussi place à un arbitraire accru au-delà de l’actuel hors-barème. Le ministère maintient son refus de maintenir le barème national et s’abrite derrière les décrets de déconcentration de la gestion des certifiés qui délèguent aux recteurs le pouvoir d’organisation et de décision.
Pour les agrégés, la note de service a été publiée au BO. Si le barème national subsiste et si la prise en compte du concours est réintroduite dans les critères barémés, les chances de promotions deviennent tout aussi incertaines. Une marge de points susceptible de bouleverser sensiblement le classement des promouvables, en réduisant le rôle de l’ancienneté de carrière, est laissée à l’appréciation discrétionnaire et le ministre se réserve le droit de « corriger » d’au moins 5 % la liste nationale qui résultera de l’interclassement des propositions rectorales !
Autour des exigences du maintien des principes et règles en vigueur comme des barèmes nationaux, l’action intersyndicale se poursuit : déclaration au Comité technique paritaire ministériel du 22 novembre, nouvelle adresse au ministre.
Si par la vigilance collective qu’il nous faut continuer à déployer à toutes les étapes, nous pouvons sans doute parvenir à limiter pour la campagne de promotions 2005 les effets immédiats de l’offensive, nous ne pouvons penser l’enrayer sans une mobilisation de grande ampleur dont l’une des étapes est la grève du 7 décembre. Ces attaques sont à mettre en relation avec les propositions accompagnant la loi d’orientation Fillon qui préparent une redéfinition de nos obligations de service et de nos missions (révision des décrets de 1950 notamment).
Nous avons d’autres propositions et revendications pour des carrières moins uniformes et plus attractives pour tous dans le cadre de garanties collectives nationales. C’est une bataille de conviction pour faire partager l’idée qu’un service public d’égale qualité sur tout le territoire se construit sur les qualifications des personnels et leur reconnaissance.