2 septembre 2008
Ainsi la parité de niveau de vie entre actifs et retraités était globalement réalisée à la fin des années 80.
Le SNES et la FSU sont attachés au code des pensions dans la Fonction Publique. Ils se battent contre toutes les régressions en cours et à venir, et se prononcent pour le droit à un départ en retraite à 60 ans avec un taux de remplacement de 75%, soit 37,5 annuités pour une retraite complète.
Le régime de retraites par répartition doit être amélioré pour prendre en compte les nouvelles situations (études, emploi, conjugalité ou parentalité…) De nouveaux droits nouveaux sont donc indispensables.
L’allongement de la durée des études répond aux besoins de la société. Mais l’entrée plus tardive dans l’emploi rendra impossible pour de nombreuses professions, un départ à 60 ans avec une retraite à taux plein. Le rachat actuel des années d’études, très onéreux, ne peut être une solution. Pour la validation des périodes de précarité qui pèsent lourdement sur le niveau des retraites.
Le SNES demande l’attribution de bonifications d’une durée d’un an par enfant aux femmes sans condition en vue de compenser les inégalités de carrière. L’extension de ces droits aux hommes irait dans le sens de la promotion de l’égalité dans l’éducation des enfants. Le congé parental et le temps partiel doivent être pris intégralement en compte pour la retraite. Il faut des mesures au cours de la carrière pour corriger les retards de carrière, comme l’octroi pour la mère d’une bonification d’ancienneté à l’occasion de chaque naissance, aux deux parents en cas d’adoption. La réversion doit être étendue aux couples pacsés.
L’usure amène nombre de personnels à vouloir « partir dès qu’ils le peuvent », souvent au détriment de leurs droits à la retraite. Tout en agissant sur les conditions de travail de tous, il faut aussi envisager de nouvelles formes d’exercice des métiers prenant en compte les âges et les expériences acquises, et développer des perspectives de mobilité.
depuis la loi Fillon, les modalités de la cessation progressive d’activité (CPA), ne permettent plus cette transition activité /retraite. La FSU souhaite de nouvelles modalités reprenant les aspects positifs de l’ancienne CPA et avançant d’autres propositions pour l’améliorer et l’assouplir, en fonction des besoins.
Afin que les retraités bénéficient de la croissance, au travers de la progression de leur pouvoir d’achat.
Pour le SNES et la FSU, il faut accroître la part de la valeur ajoutée destinée aux salariés. Les régimes de retraite sont financés par des cotisations prélevées sur les salaires, mais des évolutions dans leur mode de calcul sont nécessaires pour une plus grande justice sociale. La taxation des revenus financiers et des patrimoines doit permettre d’inscrire plus de solidarité dans le financement.