11 novembre 2006
Le taux d’encadrement en professeurs documentalistes est insuffisant dans la majorité des établissements. Remplir toutes nos missions relève de la quadrature du cercle. La définition de notre service est par ailleurs totalement obsolète. Toujours 36 heures dont 30 h de présence au CDI. Depuis des années le SNES demande qu’il soit au moins porté à 27H (18h x1,5) pour tenir compte du travail de gestion (1h=1) et de la part croissante des séquences d’enseignement (1h=2). Ne pas tenir compte de ces évolutions, c’est bel et bien refuser notre conception pédagogique du métier. 16 ans après le CAPES, nos travaux supplémentaires sont encore payés au taux d’heures de surveillance sous prétexte que notre service serait dérogatoire au décret de 50. Cette injustice flagrante doit être réparée dans le cadre des discussions sur ce décret. La création des mentions complémentaires est pour notre profession une véritable provocation. Le travail en CDI (gestion et pédagogie) doit être effectué par des personnels qualifiés en nombre suffisant.
Contribution au dossier « le point sur le temps de travail » paru avec l’US MAGAZINE du 9 novembre 2006
Danielle Courtoux, Jean-Pierre Hennuyer