15 octobre 2009
L’augmentation du nombre d’accès à la hors classe pour les différents corps du second degré. Cette mesure très positive, que nous réclamions, coûte en année pleine 8 millions d’euros. Cependant c’est plus de la moitié des collègues qui partent à la retraite sans pouvoir accéder à la hors classe. Nous dénonçons la mise en place des avis des chefs d’établissement et des IPR qui restent trop souvent clientélistes et ne tiennent pas compte du déroulement de toute la carrière des collègues.
La rémunération de la participation à l’accompagnement éducatif pour les CPE et les certifiés documentalistes. Cette mesure de justice est difficile à chiffrer, elle dépendra de l’engagement de ces personnels dans le dispositif appelé à être généralisé dans les collèges à la rentrée.
L’attribution d’une prime de 1500€ aux nouveaux enseignants entrant dans le métier (8700 par an). Cette mesure est réclamée par le SNES depuis plusieurs années, en particulier pour leur permettre de s’installer et s’équiper. Le coût de cette mesure est de13 millions d’euros.
Le versement d’une prime annuelle de 500€ aux enseignants acceptant plus de 3 heures supplémentaires. Cette mesure est inacceptable à plusieurs titres. D’abord parce qu’elle vise à faire accepter à tout prix par les enseignants la masse d’heures supplémentaires créées au budget 2008 en lieu et place de 3500 emplois. Ensuite parce qu’elle vise à renforcer la rémunération des enseignants déjà les mieux rémunérés. Son coût élevé (20 millions d’euros), alors qu’aucune autre mesure de revalorisation engageant de tels crédits n’a été mise en œuvre, la rend d’autant plus inacceptable. Cette mesure se fait donc au détriment d’une revalorisation équitable bénéficiant à l’ensemble des enseignants. Par ailleurs, ces mesures continuent à écarter de façon inacceptable les CO-Psy (BAC+5) comme les personnels de surveillance rémunérés pour ces derniers au niveau du SMIC pour un recrutement à BAC, voire BAC+2.