10 janvier 2007
M.G.I. : RAPPORT D’ACTIVITE / CONGRES DU SNES 2007
Depuis 2 ans la MGIEN a inauguré les attaques sans précédent menées par le pouvoir actuel contre les missions du service public d’EN :
la décision de transférer la mise en œuvre de cette mission aux équipes éducatives des EPLE,
le refus de relancer le recrutement par concours de personnels permanents de la MGI,
la généralisation de la LOLF,
ont donné un coup d’arrêt à la dynamique de professionnalisation de la mission à partir de celle de ses personnels spécifiques ; et par là même à sa contribution à la FTLV, à l’articulation entre la Formation Initiale et la Formation Continue.
au plus grand mépris de l’urgent besoin d’une partie importante des élèves « décrocheurs » de se réinsérer dans l’école et la formation, et du potentiel d’expérience et de qualification spécifique « éliminé » avec les personnels permanents non renouvelés ou reclassés ailleurs.
en totale contradiction avec la priorité affichée par le même pouvoir à la FTLV ou avec des faits de société montrant l’urgente nécessité de cette mission de service public (évènements de novembre 2005).
Dans ce contexte nous avons, à partir des structures syndicales de terrain du SNES (S3 et S1), mais aussi de la FSU (SNUEP, SNETAP.....), et chaque fois que possible avec les autres organisations syndicales (principalement le SGEN, la CGT....) organisé la défense de la mission et de ses personnels tout en maintenant le cap sur l’exigence de professionnalisation. nous avons notamment :
au début 2006 initié, dans un cadrage national avec le SGEN, des actions académiques et/ou régionales comportant grèves et rassemblements, en particulier dans les académies les plus impliquées (Créteil, Nice, Rennes,...) ayant permis d’obtenir quelques engagements rectoraux ou ministériel.
CDD/CDI :
Nous avons pris en charge avec d’autres secteurs du S4 (non-titulaires et questions juridiques..) le défense des contractuels en CDD et leur passage éventuel en CDI conformément aux nouveaux textes.
Nous avons obtenu la garantie de la transformation de CDD en CDI pour l’ensemble les collègues satisfaisant aux conditions
Mais malgré nos actions, : les engagements de type « dialogue social » la concertation digne de ce nom, la transparence, à tous les niveaux que ce soit (national, académique) restent à obtenir pour décider de l’évolution de la mission ou de la gestion des personnels. La précarité est devenu de fait la principale caractéristique de cette mission....
alors que son premier objectif est de restabiliser des jeunes défavorisés ; une précarité qui n’épargne plus ses personnels permanents titulaires dont les droits élémentaires de fonctionnaire sont trop souvent bafoués.
Malgré cette situation difficile, même si les effectifs de personnels permanents des MGI académiques ont sensiblement diminué et si la nature de leur activité risque d’évoluer vers une fonction davantage de conseil auprès des équipes éducatives et pédagogiques des EPLE., nous maintenons nos revendications :
la nécessité de professionnels permanents statutaires, en nombre suffisant, hautement qualifiés, bénéficiant de conditions de travail favorables,
permettre à des jeunes sans qualification minimale de « raccrocher » une Formation Initiale . débouchant au moins sur un diplôme de niveau 5 ;
l’inscription de ces revendications dans la perspective de l’Education et la Formation Tout au Long de la Vie .
Nous allons donc, dans le cadre de la plateforme générale du SNES et de la FSU, poursuivre l’organisation de la résistance aux effets de la politique scolaire gouvernementale. En essayant de coordonner davantage les actions académiques, d’élargir l’unité syndicale, d’impliquer davantage la MGI dans la FSU, d’organiser la réflexion pour des nouvelles propositions et en premier de relancer la création d’un groupe de travail syndical sur la professionnalisation dans le cadre de la formation tout au long de la vie.
Lucien TRUFFY - René DELALANDE