16 mai 2007
mercredi 23 mai journée nationale d’interpellation du ministre
pour l’abrogation du décret Robien
pour la restitution des postes pour la rentrée
FORUM DES ETABLISSEMENTS A PARIS RASSEMBLEMENTS , CONFERENCES DE PRESSE DANS LES ACADEMIES
Il faut que dans les jours qui viennent le décret Robien soit abrogé et que les postes supprimés à la rentrée 2007 soient rétablis. Non pas que l’horizon de nos préoccupations se limite à ces seules questions. Encore moins aujourd’hui qu’hier alors que le Président de la République annonce une politique qui en guise de rupture serait surtout une terrible aggravation de celle qui est menée, notamment depuis 2002, et que nous avons combattue sans relâche. Il est clair pourtant que le rapport de force que la profession, l’intersyndicale et le SNES ont su progressivement imposer peut maintenant nous permettre de gagner. C’est ce que nous avons construit ensemble avec les grèves unitaires du 15 décembre, du 8 février, la manifestation nationale du 20 mars à Paris, mais aussi avec une multitude d’actions locales dans lesquelles se sont impliqués les établissements. Personne ne peut attribuer au hasard le fait que l’essentiel des candidats à la Présidentielle, dont Nicolas Sarkozy, se soient prononcés contre le décret à la veille ou à l’occasion même de la grève du 20 mars, grève d’autant plus difficile qu’elle n’a pu être pleinement unitaire, mais grève qui a permis de donner un écho médiatique important aux préoccupations des enseignants du second degré. Nous avons su aussi convaincre l’opinion publique que le décret allait non seulement spolier près de 100 000 enseignants, mais qu’en plus la généralisation de la bivalence et des affectations sur plusieurs établissements remettait en cause la qualité de l’enseignement et la nature de notre métier. Le nouveau ministre qui va être nommé le 17 mai doit donc trancher. C’est dire toute l’importance du rendez-vous que nous lui avons donné le 23 mai.
Au-delà de l’abrogation il faudra aussi obtenir le rétablissement des postes supprimés. Impossible en effet d’en rester à la proposition de X. Darcos qui, dans le rapport que lui a demandé N. Sarkozy, se fait fort de régler le problème des décharges pour le dernier trimestre de 2007 par des mesures de "gestion" ce qui signifie en clair sans mesures budgétaires nouvelles.
Gagner sur ces 2 points nous mettrait évidemment en bien meilleure situation pour la suite qui s’annonce rude avec au mois de juin, et pour commencer, la table ronde sur le service des enseignants avec « au programme » l’annualisation des services, la généralisation des HS et la promotion du mérite.
Le prochain BN du 29 mai examinera la situation pour la fin de l’année au lendemain du 23 mai et des premières prises de position du ministre. Rappelons que le congrès n’a exclu pour cette période aucune action, y compris le recours à la grève si nécessaire. Il appartiendra ensuite au CN de fin d’année (26 et 27 juin) de mettre en place une veille syndicale pendant les vacances d’été et d’arrêter les grandes lignes de notre dispositif de rentrée.
Le 23 mai à Paris
• Stands d’établissements : panneaux d’affichage avec tracts locaux, affiches sur les actions menées, la DHG, les suppressions de postes, les non-titulaires, les mesures concernant les TZR.
• Stands thématiques : TP en danger, enseignements artistiques, langues vivantes, orientation, documentation, sport scolaire.
• Stand pour la presse où chaque établissement viendra informer de
la situation dans son établissement, témoigner sur le métier...
puis rassemblement devant le ministère
de l’Éducation nationale et audience
affiche pour le 23 mai