27 avril 2007
Jeudi 1er mars, une vingtaine de professeurs documentalistes sur 71 syndiqués à jour de leur cotisation se sont réunis en collectif académique à Angers.
Un long tour de table le matin a permis à chacun de trouver un espace d’écoute et à beaucoup de découvrir les conditions de travail plutôt précaires de nos collègues contractuels et la situation délicate de ceux en reconversion car souffrant d’un manque de reconnaissance de l’ensemble de la profession.
Les collègues TZR présents déplorent l’absence de mobilité et le manque de transparence lors du mouvement intra académique 2006 : quelques postes ont été bloqués pour y nommer des personnels non certifiés en documentation. Comme pour les autres disciplines, le statut des TZR semble en péril sans perspective d’obtention d’un poste fixe dans les années à venir.
Pour beaucoup de collègues, les conditions de travail se sont plutôt dégradées ces dernières années à cause d’une surcharge de travail.
Par ailleurs, un référentiel de compétences validé par l’institution est vivement attendu par la profession comme une reconnaissance de notre spécificité.
L’après-midi, Jean Louis Charbonnier, militant au S4 et au S3 et formateur à l’ IUFM de Nantes est intervenu. Après un bref historique de notre profession avec la publication de la circulaire de missions en 1986 et la création du CAPES en 1989, une réflexion didactique s’engage. Se dégage la nécessité de faire reconnaître par le SNES un programme d’apprentissages documentaires. Dans toutes les autres disciplines instituées, il est question de programmes, alors qu’en documentation, on parle de référentiel ou de « curriculum « de compétences. Souvent par ignorance du métier, l’institution ne reconnaît pas ces termes.
La politique documentaire évoquée par Jean-Louis Durpaire a servi à dévier notre métier vers la fonction de management exclusivement et a évacué le pôle de formation aux apprentissages documentaires. La Politique documentaire serait intervenue à un moment où on a voulu améliorer le rendement des CDI en n’investissant pas de moyens supplémentaires.
Cependant, les CDI français ne sont pas des bibliothèques scolaires comme en Angleterre ou en Allemagne et les professeurs documentalistes revendiquent leur rôle pédagogique. Il est rappelé que dans le calcul de notre service, les aspects de préparation et d’évaluation ne sont pas pris en compte et que par conséquent, nous n’avancerons sur nos horaires qu’en faisant reconnaître un programme ou un référentiel de compétences. Les apprentissages documentaires sont souvent considérés comme allant de soi Or il nous incombe de faire comprendre aux apprenants ce qu’ils font en formalisant leur recherche ou en questionnant le langage structuré des thésaurus.
Nous avons ensuite lancé un appel à contribution pour le Congrès académique des 14 et 15 mars. A partir de quelques collaborations qui nous ont été envoyées et nous inspirant de contributions d’autres académies en ligne sur le site du SNES national, nous en avons élaboré une pendant le Congrès que vous trouverez en ligne sur le site à l’adresse suivante :
http://www.snes.edu/docs/spip/spip.php?article1080 Le mandat à porter est de faire apparaître la documentation comme une discipline scolaire et non pas comme un service autrement dit considérer les documentalistes comme des enseignants. Quant à la question des mentions complémentaires chacun s’accorde à considérer que c’est une dévalorisation des disciplines dont la nôtre que nous devrons partager avec des collègues de lettres modernes et d’histoire géographie pour les épreuves orales.
Par ailleurs, le questionnaire sur l’articulation CDI-Vie scolaire a été largement désapprouvé. A un moment où nous voulons réaffirmer notre rôle pédagogique avec la reconnaissance d’un Curriculum de compétences, nous y voyons à l’inverse une tentavive de plus de nous rapprocher de l’équipe éducative et par là-même nous éloigner de l’équipe pédagogique. Nous avons donc décidé de ne pas y participer.
Ce fut donc une journée riche de rencontres et d’échanges et chacun est invité à faire vivre ce collectif académique par ses réflexions en collaboration avec la FADBEN et ses réactions en participant aux réunions annuelles.
Claire RICHET
SNES Nantes 15, rue Dobrée 44 100 NANTES Tel : 02.40.73.52.38 Fax : 02.40.73.08.35
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