25 novembre 2004
L’ancienneté de carrière,
un critère qui doit rester déterminant
La hors-classe
C’est un avantage financier apporté en fin de carrière.
Pour bénéficier de l’avantage indiciaire significatif apporté par l’accès à la hors-classe, il faut avoir atteint un minimum d’ancienneté dans le 11e échelon de la classe normale. Une ancienneté de trois ans pour les certifiés est nécessaire pour être reclassé à l’indice 740 ; elle est de quatre ans pour les agrégés pour être reclassé au 1er chevron de l’échelle lettre A correspondant à l’indice 880.
C’est un contingent déterminé d’emplois qui fixe le nombre global de promotions possibles.
Le nombre annuel de promotions possibles repose sur le nombre d’emplois hors classe disponible. Il dépend, pour l’essentiel, du nombre de collègues hors classe qui partent à la retraite.
Promouvoir des collègues plus jeunes peut avoir un effet d’aubaine momentané - ces promotions ne coûtent pas grand-chose puisque les promus n’ont pas d’effet financier réel, mais entraîne ensuite le blocage sur les générations suivantes de promouvables tout aussi réel.
Accéder à la hors-classe en fin de carrière, c’est bénéficier des pleins effets de la promotion mais cela permet en même temps une rotation rapide des emplois disponibles au bénéfice des générations qui suivent. Intérêt individuel et intérêt de tous se conjuguent alors complètement.
Ce que nous voulons pour nos carrières
Bref rappel de nos demandes de reconstruction de la grille indiciaire
Une des avancées majeures des luttes de 1989 fut la mise en place des hors-classes. Elles offraient enfin une véritable perspective de carrière pour la majorité des collègues (pour les certifiés et assimilés avec l’accès à l’indice 782, cela représente 125 points d’indice). Et l’enjeu du barème national et de l’appel à candidatures que nous avons imposés dès 1989 pour les certifiés et en 1994-1996 pour les agrégés était bien de permettre réellement un accès pour le plus grand nombre. Pour autant, elles ne sont qu’un moyen transitoire pour revaloriser la situation de tous. Pour le SNES, il s’agit bien d’amorcer rapidement une nouvelle étape de revalorisation des carrières. Nous voulons obtenir une carrière en onze échelons parcourue au titre de l’actuel grand choix pour tous et intégrant les actuelles hors-classes. Pour les certifiés et assimilés, l’espace indiciaire que nous revendiquons à terme est 495-782, avec une ouverture sur l’échelle lettre A ; pour les agrégés, 518-962 avec une ouverture sur l’échelle lettre B.
Cela passe aussi par des dispositifs pour corriger les injustices : création pour les CO-Psy d’une hors-classe, prise en compte de la situation de tous les collègues victimes d’un reclassement sans reconstitution de carrière, de celle des retraités exclus totalement ou partiellement du bénéfice de ces avancées inscrites dans les protocoles Jospin-Durafour.
Notre demande de reconstruction de nos grilles indiciaires s’inscrit dans un cadre fonction publique, fondement de l’égalité de traitement et de la qualité des services publics sur tout le territoire.