9 décembre 2008
Trois voies pour conjuguer diversité et égalité.
C’est prendre en compte la diversité des jeunes dans leurs attentes, leur rapport aux savoirs et leur entrée dans l’activité intellectuelle. Elles participent toutes les trois à l’élévation des for-mations et des qualifications des jeunes avec leurs propres dynamiques.
Pas de hiérarchisation entre les séries et les voies
Nous refusons la hiérarchisation des séries et des voies qui reproduit dans l’école des hiérarchies sociales injuste. Toutes les séries doivent être des voies de réussite, et il est absurde de hiérarchiser les contenus en fonction de leur prétendue « utilité ».
Les approches entre les trois voies (générale, professionnelle et technologique) sont radicalement différentes et même si elles peuvent se nourrir mutuellement, il n’y a pas lieu d’établir des hiérarchies entre elles : elles proposent des modes différents d’appropriation des savoirs, connaissances, compétences et donc développent des pédagogies différenciées sur des objets différents.
Le cycle terminal et l’accès au bac
Le bac doit rester un examen national avec épreuves terminales, premier grade de l’université, reconnu indépendamment de l’établissement d’origine.
L’organisation en séries clairement identifiées, permettant une articulation entre les divers enseignements de la série doit être maintenue, mais en ouvrant davantage chacune d’elles à d’autres domaines que ceux qui la spécifient, permettant partout la possibilité de liensentre les différentes composantes de la culture (scientifique, littéraire, linguistique, artistique, économique et sociale, technologique…) et une ouverture aux problématiques nouvelles (EDD, santé, énergie…).
La série L : il faut la rénover. Elle apparaît trop souvent aux élèves désuète et « spécialisée par défaut ». Il faut à la fois en refaire une « série générale », et lui donner une identité plus forte (place de la philosophie dès la classe de Première ? Renforcement des enseignements scientifiques, culture contemporaine, sciences économiques et sociales… ?
La série S : sa « suprématie » n’est pas tant liée à son contenu qu’aux stratégies individuelles des familles. Sa spécificité scientifique doit être rééquilibrée entre les différentes spécialisations.
La série ES : son équilibre, sa réussite et sa contribution à la démocratisation du baccalauréat sont reconnus par tous…Pourtant, elle est gravement menacée par la marginalisation des SES en seconde. Pourquoi vouloir la faire disparaître ? Elle doit être préservée et développée.
Les séries technologiques
Les formations sont construites autour de « champs technologiques ». Les élèves travaillent sur des systèmes techniques en étudiant l’ensemble du cycle de vie de ces systèmes : de la validation du besoin, au recyclage, en passant par la conception, la production, la maintenance.
La réforme doit respecter ces spécificités et à l’intérieur de la voie technologique la diversité des séries : STI, STL, STG, ST2S, hôtellerie, Arts Appliqués, TMD…
La place et le rôle des enseignements technologiques de détermination dans la classe de seconde sont centraux : ils doivent permettre de découvrir le champ technologique porteur de contenus et ne pas enfermer le jeune dans une filière.
La construction de passerelles
C’est une nécessité : il faut y travailler en prenant appui sur les acquis des élèves et en construisant des savoirs transférables et des compétences transversales, en prenant appui sur les acquis des élèves.