5 novembre 2009
Notation annuelle
En tant que fonctionnaire, les certifiés sont évalués tous les ans. Cela se traduit pour nous par l’attribution de deux notes : l’une administrative, proposée par notre chef d’établissement, et l’autre pédagogique, proposée par notre Ipr. Les deux sont ensuite attribués par le Recteur et forment une note globale sur 100.
Nous devons donc tous les ans recevoir dans le courant du 1er trimestre notre avis annuel de notation, établit par le recteur, regroupant les deux notes qu’il nous a attribué dans l’année scolaire précédente. Celles-ci servent à nous classer cette année si nous sommes promouvable à l’échelon supérieur et entrent en compte dans notre barème pour accéder à la hors-classe.
L’information donnée via I-Prof ne saurait remplacer cet avis écrit.
Disparités
La notation pédagogique des certifiés est encadrée par une grille cible (Cf. Supplément "Carrières") qui nous permet de savoir, dans notre échelon, comment nous sommes classés. Celle-ci devrait éviter les disparités de notation entre les disciplines mais aussi entre les académies afin que les collègues nouvellement mutés dans une académie et les plus anciens soient traités selon les mêmes critères. Loin s’en faut !
Les nombreux retards d’inspection et la disparité de notation entre les disciplines (dans un contexte où la gestion des certifiés se fait toutes disciplines confondues) creusent les écarts entre les collègues. Les commissions d’harmonisation ne jouent pas leur rôle et se tiennent sans le regard des élus des personnels.
Le SNES fait pression dans toutes les académies et au niveau national pour que l’inspection se conforme à ces grilles cibles. La sauvegarde du caractère national du corps des certifiés est en jeu.
Mérite
L’administration s’accommode de ces dysfonctionnements et les utilise pour justifier la mise en œuvre de pratiques managériales d’évaluation : entretiens individuels au plus près du terrain et mise en valeur d’une notion de mérite exclusivement soumis à l’appréciation hiérarchique qui se traduit par des injonctions à se conformer à de "bonnes pratiques" et par l’encouragement à assurer des tâches qui ne fondent pas le cœur de notre métier (aide à l’orientation par exemple).
Pour le SNES, l’évaluation doit d’abord avoir pour objectif l’amélioration du service public d’éducation, et non le contrôle d’une masse salariale par la gestion des carrières des personnels. La qualité de ce service public doit être la même partout et par conséquent les personnels également qualifiés et efficaces dans l’exercice de leur métier.. C’est dans ce but que nous réaffirmons notre revendication de déconnexion de l’avancement et de l’évaluation. Remarquons que nos évaluateurs (IPR et chefs d’établissement) bénéficient d’un rythme unique d’avancement. L’avancement de tous au même rythme permettrait de recentrer l’inspection sur l’aide et le conseil. Ce n’est pas, en effet, la sanction financière d’un ralentissement de carrière qui permet de surmonter difficultés et insuffisances, mais des conseils pédagogiques et la possibilité d’accès à une véritable formation continue.