10 octobre 2009
Lettre au MEN
Monsieur le Ministre,
Nous venons d’apprendre que la loi sur l’orientation et la formation professionnelle, discutée actuellement au Parlement, avait été étendue aux élèves de la formation initiale.
Plusieurs des mesures qu’elle comporte concernent l’organisation du service public d’orientation de l’Education Nationale, le statut et la formation des Conseillers d’orientation-psychologues, l’avenir de l’Onisep ainsi que l’intervention, désormais possible, auprès des élèves de collège et de lycée d’organismes privés ou d’associations en lieu et place des conseillers d’orientation-psychologues dont c’est la mission mais que vos services asphyxient budget après budget.
Nous nous élevons contre la méthode qui consiste à décider, au détour d’un texte au Parlement dont l’objet initial est autre et sans aucune discussion préalable avec les organisations syndicales représentatives, de l’avenir d’un service, des missions et du statut de ses personnels. Ces décisions, si elles étaient confirmées, seraient extrêmement graves pour la qualité du service rendu aux élèves et à leur famille.
L’action des Co-Psy ne peut être limitée aux élèves en très grande difficulté ou à ceux qui sont déjà sortis de l’Ecole. Tous les élèves y ont droit. Le travail en amont est le gage d’une meilleure prévention des décrochages et des abandons.
Pas plus qu’en 2003, Monsieur le Ministre, nous n’accepterons la régionalisation de nos services. D’autres solutions existent, Monsieur le Ministre. Il faut accepter de les entendre.
Nous vous demandons instamment de revenir sur ces dispositions et d’ouvrir de manière urgente des discussions avec nos représentants. Nous ne laisserons pas saborder le service public d’orientation de l’Education Nationale, ni disparaître le métier de Copsy, car nos missions sont conformes aux attentes des jeunes et des familles et font de l’orientation un levier pour la réussite de tous.
Signature individuelle ou collective
lettre au MEN