27 janvier 2009
MISSION GENERALE D’INSERTION
Priorité à la lutte contre le décrochage scolaire
La MGI a pour objectif prioritaire de contribuer à réduire le nombre d’élèves risquant de quitter le système éducatif sans diplôme ni qualification. L’activité des « groupes d’aide à l’insertion » (GAIN) dans les EPLE contribue à la réalisation de cet objectif notamment à travers la mise en place d’actions de prévention menées par les équipes éducatives.
D’après les textes officiels et par la volonté de certains recteurs , ces actions concernent en priorité les jeunes âgés de plus de 16 ans scolarisés principalement dans la voie professionnelle, générale et technologique.
Dans la réalité, les actions de prévention s’adressent également aux collégiens décrocheurs de moins de 16 ans. Le transfert de la MGI dans les EPLE et le recentrage de l’activité des personnels de la MGI sur le décrochage scolaire implique la prise en charge globale de tous les élèves quelque soit leur niveau de formation.
Les dispositions récentes du « plan espoir banlieues » concernant la lutte contre le décrochage ciblent aussi bien les collèges que les lycées des quartiers défavorisés. Les déclarations du ministre affichant comme priorité nationale la lutte contre le décrochage scolaire vise l’ensemble des élèves quelque soit leur age .
Nous devons donc exiger du ministère qu’il prenne en compte cette évolution au niveau national et la traduise au niveau des textes par une redéfinition des objectifs de la mission et des publics d’élèves concernés. Cela suppose également une modification quant à la place de la MGI dans la LOLF qui pour l’instant ne concerne que les élèves de plus de 16 ans et par voie de conséquence des moyens supplémentaires répartis sur l’ensemble des actions et
programmes prenant en compte de manière transversale les objectifs de cette mission .
Les actions de prévention menées au niveau de l’établissement scolaire, du district voire d’un bassin de formation, doivent conserver les jeunes sous statut scolaire le plus longtemps possible avec comme objectif principal, la poursuite d’études et l’obtention d’un diplôme et d’une qualification.
Ce qui n’exclu pas une collaboration avec des partenaires extérieurs au sein du « réseau public d’insertion des jeunes » (RPIJ) . Pour cette raison et contrairement à ce qui est affiché dans les dispositions récentes du plan « espoirs banlieue », on ne peut mettre sur un pied d’égalité les actions de prévention menées en formation initiale au titre de la MGI avec d’autres dispositifs extérieurs à l’éducation nationale qui concernent normalement une population d’élèves plus âgée et déscolarisés depuis plus d’un an. (écoles secondes chance, dispositif d’insertion des armées, dispositif d’insertion de l’armée, missions locales..). Paul marc REMY Groupe MGI national