28 février 2008
28 février 2008
Traitant désormais de la « grande dépendance » ou de la « vieillesse aggravée » (sic) le sénateur Marini réoriente la réflexion engagée par la CNSA, la Caisse Nationale Solidarité Autonomie. Il revient sur le principe d’un droit universel de compensation pour l’autonomie quel que soit l’âge et le handicap. Il réfléchit, entres autres sujets, au système de classement des déficits qui permet l’allocation de moyens et d’aides techniques, n’excluant pas de revenir sur les premiers niveaux de dépendance (les moins importants ) pour concentrer des aides sur les situations gravissimes et les plus démunis ; pour les autres ce sera surtout l’appel à des financements privés AC
"On ne fera pas de miracles annonce-t-il, on devra bouleverser la protection sociale actuelle"
Alors que la mission sénatoriale sur le 5e risque auditionne les acteurs du secteur, Philippe Marini, président, annonce les premières couleurs du rapport qui devrait privilégier la piste d’un 5e risque spécifique au vieillissement aggravé, financé autrement que par la protection sociale actuelle. "Le 5e risque est le risque de la vieillesse aggravée. C’est un sujet difficile en termes de représenta-tions sociales, un sujet à vif", explique Philippe Marini, sénateur et président de la mission sénato-riale sur le 5e risque, avant d’annoncer la couleur du rapport qu’il prépare. "On ne fera pas de mira-cle, on mettra les cartes sur table, on dira nos préférences." Malgré les différents travaux des acteurs du secteur, comme la CNSA par exemple, Philippe Marini souhaite reprendre le sujet dans toutes ses dimensions : sociales, économiques et sociétales. "La solution devra donc être combinatoire en misant sur la solidarité, l’assurance et la proximité. La CNSA a fait du bon travail mais on ne peut pas s’abstraire, sur cette question, du contexte économi-que." "Il est illusoire de penser que la protection sociale ne sera pas bouleversée" "Pensez-vous vraiment que le système de l’Apa est soutenable à long terme ? Pensez-vous qu’elle répond aux besoins ? A l’évidence, non. Nous devons donc dépasser le système existant aujourd’hui. Nous pensons par ailleurs qu’il faut spécifier une approche pour les personnes qui vieillissent et ne pas mélanger des approches avec le handicap, comme le prévoyait la CNSA. Nous essaierons aussi de favoriser autant que possible le maintien à domicile." "L’approche démographique et l’approche sur le vieillissement doivent absolument croiser une ap-proche économique. On raisonne en terme de rentes (le droit à un revenu) mais aussi en termes de dépenses dépendance (en parallèle de l’assurance maladie). Ce serait une illusion de croire que ré-pondre à ce grave problème de société sera sans trop de bouleversements sur la protection sociale. Notre rapport accompagnera la réflexion sur le projet de loi et aura un rôle à jouer dans la mise au point du dispositif." Site « Agevillage » février 2008