15 octobre 2009
La revalorisation du métier d’enseignant est un engagement du Président de la République. Cette revalorisation doit, pour le SNES, permettre une amélioration substantielle des conditions de rémunération et de service de tous les personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré. Cela doit être l’occasion d’une véritable revalorisation des enseignants. Lors du CTPM du 1er octobre, le ministre a annoncé l’ouverture de discussions.
Recruter les enseignants de second degré au master peut être un atout pour avancer sur nos exigences de revalorisation. Pour le SNES, le recrutement par concours au master (bac + 5) s’inscrit dans une dynamique d’unification et d’élévation qui doit faire du corps des agrégés revalorisés la référence pour tous. Cette élévation du niveau de recrutement par rapport aux actuels agrégés et certifiés devrait s’accompagner d’un nouveau classement indiciaire incluant au moins en fin de carrière normale à l’échelle lettre A – indice 963(1) – et ouvrant sur l’échelle lettre B (indice 1015) qui permette une revalorisation à toutes les étapes de la carrière. Ce serait un point d’appui pour avancer sur nos exigences pour tous les collègues en exercice : d’une part une carrière qui s’échelonne entre les indices 495 soit une rémunération mensuelle nette en début de carrière de 1883 €(2) et 783 (actuelle hors-classe), et de 518 à 963 pour tous les agrégés ; d’autre part, développer les voies de promotion dans le corps des agrégés et élargir l’accès aux chaires supérieures. De très nombreux collègues ont au moins une maîtrise parmi les certifiés ou sont titulaires d’un doctorat parmi les agrégés. Dans le cadre d’un recrutement au master, il ne saurait être question d’accepter une différenciation accrue en terme de rémunération, de carrière et de temps de travail entre les personnels telle que suggérée par le Président de la République. Le SNES récusera la coexistence entre nouveaux recrutés « revalorisés » et des situations catégorielles actuelles pérennisées pour les collègues déjà recrutés.
Compte tenu de l’importance de la dégradation subie, ces dernières années, par nos professions et en raison de l’importance des effectifs concernés, le SNES est revendique une revalorisation dans le cadre d’une programmation pluriannuelle. Il a été dit à plusieurs reprises, en particulier par le président de la République, que la moitié des crédits dégagés par les suppressions d’emplois seraient destinés à la revalorisation. Si le SNES a toujours récusé ce « donnant-donnant » contraire aux demandes d’amélioration et de transformation du système éducatif qu’il avance, il ne saurait accepter que le gouvernement ne se contente que d’effets d’annonce. Cet engagement, compte tenu des suppressions d’emplois dans le second degré en 2008 aurait dû conduire chaque année, à partir de 2008, à consacrer plus de 106 millions d’euros à la revalorisation des personnels d’enseignement, d’éducation et d’orientation du second degré. On est très loin du compte. Dans les négociations, le SNES défendra l’ensemble de ses demandes pour une revalorisation d’ensemble de nos professions. En particulier :
des mesures de rattrapage en matière de rémunérations et de carrières,
des mesures d’amélioration des conditions de travail ainsi qu’une meilleure prise en compte de l’évolution du métier, des étapes de la carrière et des situations diversifiées,
un véritable droit à la formation continue et à la respiration professionnelle,
des possibilités réelles de mobilité et de reconversion professionnelles
(1) Indices de fin de carrière de l’actuelle hors-classe des agrégés.
(2) En zone 1 de résidence adhérent MGEN