29 août 2010
La mise en place de toute réforme de l’ampleur de celle qui entre en vigueur en Seconde générale et technologique en cette rentrée provoque des tensions. Mais imposée dans le cadre de la poursuite structurelle des suppressions de postes de fonctionnaires, la mise en application précipitée d’une structure connue depuis un semestre, assortie de programmes découverts 2 mois avant les congés d’été et souvent rejetés par la profession, ajoute à la difficulté. Aux incertitudes habituelles sur les réactions des élèves et de leurs familles face à une organisation nouvelle, s’ajoute pour les personnels la nécessité de faire face, avec des dispositifs contestés et pour lesquels les promesses de formation professionnelle du Ministre n’ont pas été tenues.
Les familles vont découvrir que d’un lycée à l’autre, leurs enfants n’ont pas le même nombre d’heures dans chaque discipline, conséquence de la dotation globalisée des heures en petits groupe. Les professeurs vont devoir improviser de l’accompagnement personnalisé ou des enseignements d’exploration, parfois dans d’autres disciplines que la leur. Par ailleurs, il faudra commencer l’année sans manuel.
Le SNES rappelle son opposition au principe de construction de cette réforme du lycée : le lycée Chatel ne mettra pas davantage d’élèves en situation de réussite, il apparait surtout comme un outil de suppressions de postes et de déréglementation du lycée. Le SNES appelle les personnels à la grève les lundi 6 et mardi 7 septembre.