26 janvier 2009
Cette année encore, le ministère a choisi les vacances de Noël pour publier le nombre de postes ouverts aux concours. Espérait-il par là cacher l’insuffisance des recrutements organisée depuis cinq ans ? Certes, le nombre de postes ouverts aux concours externes est stable par rapport à l’année dernière et annule de fait les 1 000 suppressions d’emplois de stagiaires prévues au budget 2009. Ce nombre de postes ouverts est néanmoins insuffisant pour couvrir des besoins qui étaient estimés, dans une note de 2004, à 17 300 par an jusqu’en 2013. Depuis, le ministère n’a publié aucune note de projection à long terme sur les besoins du système éducatif. De plus, aucune prospective n’est menée pour estimer les besoins du pays en termes de formation des jeunes. Cette politique ne prend pas en compte l’avenir. Parmi les disciplines touchées, celles de la série technologique industrielle sont en voie de liquidation. Depuis 2005, les CAPET correspondants sont fermés. Le ministre dit qu’il souhaite maintenir cette voie : qu’il le prouve en recrutant à nouveau des enseignants ! En ce qui concerne les CPE et CO-Psy, les recrutements de cette année restent au plus bas. Pour eux aussi, c’est un signe politique quant à la volonté de maintenir leurs missions. Les conséquences sur le vivier de candidats sont désastreuses : depuis 2004, le nombre d’inscrits aux concours a chuté de 25 %. Dans un contexte où l’on s’apprête à élever le niveau de recrutement des enseignants, cette politique risque de déboucher sur une crise du recrutement. La question du recrutement fera partie des motifs de la mobilisation du 29 janvier et des suites. Le SNES portera ses propositions pour avancer sur cette question.
E. M.
fmaitres@snes.edu