9 décembre 2008
Aucune proposition
Des déclarations le 21 octobre 2008 :
« Le principe d’organisation en modules sera également au cœur de l’organisation des classes de première et de terminale à laquelle nous allons continuer de travailler … Je veux que le cycle terminal soit plus efficace à la fois dans la préparation des élèves au baccalauréat mais aussi dans leur accompagnement vers l’enseignement supérieur. Je n’oublie pas que près d’un étudiant sur deux qui entre à l’Université n’obtient pas de diplôme au bout de trois ans.
…
Le cycle terminal comportera naturellement des dominantes clairement identifiées. Je ne veux pas d’un lycée unique dans lequel chacun suivrait les mêmes enseignements, précisément parce que c’est au lycée que l’élève doit pouvoir affiner ses goûts et réaliser ses choix.
Nous conserverons la voie technologique à partir de la classe de première et nous offrirons à tous les élèves de seconde la possibilité de choisir des modules d’exploration dans le champ des technologies.
Je rappelle que cette nouvelle organisation du lycée n’implique pas de réforme du baccalauréat, qui restera l’examen national auquel les Français sont si attachés. »
Notre analyse
La réflexion sur le lycée doit être globale. Il faut réfléchir sur les finalités du lycée, les spécificités de la seconde et du cycle terminal. On ne peut cautionner un projet qui traite des structures sans aborder les contenus et ce sur la durée du lycée. On doit répondre à la question : quelle formation pour permettre au jeune d’accéder au plus haut niveau de qualification possible, d’acquérir une culture commune pour qu’il devienne un citoyen libre et éclairé, capable de s’intégrer socialement et professionnellement ?
Pour le SNES il est indispensable de conserver la diversité des voies et des séries. Réformer la classe de seconde sans avoir précisé ce que serait l’architecture générale du cycle terminal est un non-sens : de fait la marginalisation de certains enseignements dans le projet de seconde fragilise d’entrée les séries qui sont construites autour de ces enseignements, quelle cohérence pourrait-on construire dans les contenus quand on ne connaît pas ce que deviendront les disciplines dans la suite du parcours, ni comment sera organisé le baccalauréat ?